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 Melancolia [Libre]

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Tchaïkovsky

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MessageSujet: Melancolia [Libre]   Mar 13 Nov - 20:06



    Miss You - Trentemoller (Neus Remix)

    L'enfer est une définition, une simple définition, rien n'est écrit, rien n'est figé, alors pourquoi ne pas lui donner une autre signification qu'un lieu où viennent s'échouer toutes les âmes déchus du monde. Pourquoi ne pas dire que nous vivons simplement en enfer, là où les âmes se croisent, mais ne se connaissent pas, où l'on à tendance à oublier la simplicité d'un échange, où chaque homme ne voit que sa propre destiné, où les gens meurent pour une histoire sans fondement, où les gouvernements n'ont que le mot économie à la bouche et où tu peux perdre un ami à chaque coin de rue, n'est-ce pas ça la définition de l'enfer ?

    Ne rien céder aux démons... Mais qui sont-ils ? Des êtres malfaisants ? Ou simplement la plus belle définition de l'homme ? Une vision noir et étriqué, simpliste et cruelle, certes, mais c'est celle d'un homme, qui parcoure chaque nuit les rues de Tokyo, un masque sur le visage, surement pour cacher la lassitude de ses traits où son dégouts vie à vie de ses congénères. Toujours est-il que sa routine consiste chaque soir à sortir, à regarder la lune pâlir ce monde si laid. Il recherche peut-être une main ? Peut-être une simple discutions ? Qui c'est ? L'espoir ne fait pas partie de ses compétences, ce n'est qu'un danseur de plus sur l'immense scène de la vie. Un simple passager à la recherche de son terminus. Un chapeau, une longue veste, ses ailes aux pieds.

    La ligne droite est sa voie et les virages sont enfer. Il est difficile pour un oisillon d'apprendre à voler, surtout lorsque sa mère n'est plus là pour le guider. Aucunes excuses, aucun regret, tel est son crédo. Le ciel est si grand et ses plumes si fines. Le danger guette, n'importe où, n'importe quand, il peut basculer vers l'enfer, mais il avance serein, vers le lendemain. Une simple ligne qui le conduira vers le firmament, où vers la mort. La force qu'il ne dose pas laisse des traces dans le béton, laisse une empreinte de son passage, lui qui porte des gants, un masque, il laisse sa marque. Pas de nom, c'est inutile, Tchaïkosky suffit pour signifier le reste. La musique est devenu essentiel dans son périple, les violons entrainent chacun de ses pas et le beat se charge du reste.

    Continuons le périple, une rampe d'escalier, un nouveau défis, il lui préférera le parc et ses allées sombre. La vie est bien plus paisible la nuit, même si les fourmis continue leur besogne. Deux heures du matin s'inscrit sur l'horloge de son méridien et le voilà debout, éclairé par la faible lueur d'un lampadaire. Au loin on discute la sirène d'une ambulance, en voilà encore un qui n'aura pas eu de chance. Le vent, souverain sur terre n'est que la manifestation du mécontentement des cieux et témoin de la puissance des hommes. Ce soir, il est doux et viens caresser le textile qui cache la noirceur d'une âme. Les feuillage frissonnent sous son passage et la vie retrouve son court.

    Il n'y a pas de plan, pas de combat ou de regard pour ce soir, il attend sagement que le destin vienne se mêler à son histoire. Peut-être amènera t-il la pluie, peut-être viendra le soleil, mais ils est sûr que l'un où l'autre finira par pointer le bout de son nez, puisque le vent l'a annoncé. Ses poches contiennent un simple paquet de cigarette qu'il allume sous son masque. Certaine chose dépasse la logique, comme de fumer derrière un rempart de forme noir. Personne ne le connait, il ne connait personne et, pour l'instant, cela lui va très bien. Un dernier regard vers le ciel, pour constater que les étoiles sont toujours si près de nous... Toujours si loin. Sa mère doit briller au loin dans ce noir dessein, il aurait fallut qu'elle ne soit qu'une âme en peine, parmi les autres. Le courage devra reprendre ces droits lorsque cette mélancolie sera partit avec la venu du jours.

    Un simple nuage de fumée servira de conclusion et ce lampadaire pourra éclairer plus d'un homme ce soir.


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Jikan

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MessageSujet: Re: Melancolia [Libre]   Mar 13 Nov - 20:54

You Got To Go

Et si la vie n'était pas qu'une peine ? Si on arrêtait de voir notre existence comme une punition, que se passerait-il ? Probablement le plus grand changement de toute l'histoire de l'humanité. Car il semble que l'homme ne soit pas fait pour vivre heureux. Pourtant, ce soir, une simple envie de voler me pousse dehors. Voler, le rêve humain depuis des millions d'années. Voilà le genre de chose qui pousse un homme à profiter de sa vie.

Et pourtant, ce n'est pas grand chose. Tout ces gestes effectués avec de plus en plus de précision, ces murs de mon quartier recouverts de trace de gomme, je les ai vu cent fois déjà. Mais alors comment expliquer le bonheur qui monte lorsque je ride ? Le simple besoin d'adrénaline ne me paraît pas suffisant. Il se cache quelque chose de plus profond encore. Peut-être que c'est ça le plaisir ?

C'est les écouteurs dans les oreilles que je me jette par ma fenêtre, me laissant aspirer par le vide. Mihu est partie elle aussi ce soir, je n'ai donc pas à m'inquiéter. A mi-hauteur, mes trecks agrippent la paroi de l'immeuble, ralentissant ma chute. Je termine la chute en exécutant un salto. Mes pieds à peine posés, je relâche mes freins. Les Icarus fonctionnent toujours aussi bien.

Seul le destin est capable de savoir où me mènera ma course. Futile invention que celle-ci. Pourquoi vouloir à tout prix cacher même sa propre nature ? Ce destin n'est rien d'autre que le courage de se relever ou la modestie de s'avouer vaincu. Personne ne peut décider de nos réactions à part nous-même. D'une arabesque, j'esquive un banc et effleure le sans-abri endormi dessus. Comment lui aussi est-il arrivé là ? Peut m'importe au final. Je ne pense pas avoir envie de savoir pourquoi il dois dormir dehors ce soir. En fait, je ne sais même pas pourquoi j'en parle.

Mes ailes m'ont finalement ramené vers le centre de Tokyo. Comme à son habitude, la capitale nippone brille de milles feux - ceux des néons éblouissants bien sur. Je préfère préserver mes yeux de cet éclairage plus que désagréable. Je choisis de me diriger vers un coin plus tranquille. Ce parc me semble bien. Au moins les arbre me protégeront des agressives lumières.

Je sors une cigarette de ma poche. Je sais c'est mal, mais une petite de temps en temps n'a jamais fait de mal à personne. Manque de bol, mon briquet manque à l'appel. Je ne sais par quel miracle, j'aperçois un autre fumeur quelques mètres plus loin. Sortant de mon coin d'ombre, je me permet de le déranger.

« Excuse-moi, aurais-tu du feu ? »

Le mec, plus grand que moi - ce qui n'est pas si compliqué, me tend gentiment le sien et me permet d'enfin profiter de ma clope. Je remarque une chose plus ou moins étrange en le jaugeant. Il est masqué. Pourtant, je ne suis pas plus étonné que cela. Il n'est pas rare de voir des gens déguisés dans les rues tokyoïtes, bien que je n'ai pas entendue parler d'une quelconque convention dans les environs. D'humeur bavarde, je cherche un prétexte pour enclencher la conversation. Le premier qui me vient à l'esprit est probablement le plus évident.

« Hmm... Sans être indiscret, je peux savoir pourquoi tu portes un masque ? »

Je daigne dégager un de mes écouteurs afin d'écouter la réponse, laissant l'autre diffuser un flot de basses plutôt sombres. Un léger filet de fumée s'échappe d'entre mes lèvres et se laisse emporter par le vent. Il fait frais ce soir.
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Tchaïkovsky

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MessageSujet: Re: Melancolia [Libre]   Mar 13 Nov - 21:23


    The Lack of Hope - Gesaffelstein

    La fumée se fait plus opaque, surement la conséquence du froid apportait par la brise. Est-il possible que l'hiver s'invite finalement à cette douce soirée ? L'hiver peut-être pas, mais un bruit plus distinct que le vent, un son plus aiguë, moins rassurant que celui du mistral. Quelqu'un arrive, il n'est pas discret, il ne cherche donc pas le conflit. Sa mesure est sensuelle, presque harmonieuse, chaque saut est maitrisé et le rythme et constant. Le sol ne bronche pas sous ses ailes, elles le caressent allègrement, produisant un son bien plus étrange que celui que l'on entend à chaque coin de rue. L'oreille avant les yeux, c'est l'histoire de sa vie.

    L'étranger, parce qu'il s'agit d'un homme, on peut le sentir sans même l'apercevoir. Il est jeune, son aura est douce et tranquille. Il avance sans sourciller, il n'a pas peur. Le corps de l'artiste ne fait aucun mouvement, pas d'intimidation pour sur, il se contente d'attendre le premier jet. La nostalgie n'est plus d'actualité et c'est l'aube d'une nouvelle base qui s'annonce, celle d'une première fois. Il est assez proche maintenant et rien ne semble l'entraver dans sa démarche. Son pas est ralentit et le son de ses trecks presque inaudible. Une autre musique se dégage dans le décors, un semblant de son électronique. Le masque se tourne vers le visiteur.

    Du feu ? Inattendu, presque irréel. Si anodin et banal que venant de deux être ailés, il semble presque impossible qu'un échange de matière puisse avoir lieu. Mais qu'à cela ne tienne, il n'est pas d'humour bougon ce soir et, tandis que sa main glisse dans sa poche, ses pieds le guide vers inconnu. Il jette sa cigarette au loin, laissant la braise marqué de sa rouge lueur l'obscurité du parce. Le briquet change de main, une nouvelle lueur née. Les yeux sous le masque coule à travers le tissus vers le jeune homme.

    De taille moyenne, il semble assez distrait, ça se lit sur son visage, il ne se s'embarrasse pas des codes moraux que l'on a l'habitude de voir. Les réflexes primaires de protection ne sont ici, pas représentait, il semble ouvert et ses yeux n'exprime rien d'autre que la certitude. Certitude que rien ne pourra lui arriver. La chance semble être avec lui. C'est un être bienveillant qui se tient face à lui. Son apparence ne fait de lui qu'un être normal dans une nuit normal. Lorsque les oreilles du jeune inconnu se dévoilent, l'origine de la musique prend tout son sens. Nouvelle intervention et non des moindres.

    Pourquoi ? La question est si naturelle qu'elle en viens à faire sourire le jeune masqué. On croirait parler avec un enfant, dénué de toute appréhension, de toute pression. Agréable lassitude. Il met un tend à répondre tant la situation lui semble douce et belle.

    Je me protège du regard des gens

    Réponse simple pour une question simple. Sincérité, pas de faux semblant. Mais devant le manque de réaction de son compatriote, le jeune homme ne peut que se laisser emporter par une vague chaleureuse. Son regard se perd lorsque les ailes si distinctes se dévoilent à la faible lumière du lampadaire. Ce n'est en rien un modèle d'origine, il les a feuilleté des centaines de fois. De la forme au bruit qu'ils produisent, il est facile de distinguer le travail d'un tunneur. Et quel travail, une harmonie parfaite découle du maitre ailé. Sur le masque, les formes changent une nouvelle fois, sous le masque, ses yeux se dirigent vers ceux de son homologue.

    Tes ailes sont tout as fait fascinante, tu dois être plus expérimenter que moi. Je suis quelque peu impoli, on me nomme Tchaïkosky, a qui ai-je l'honneur ?

    Serait-ce possible, notre jeune soldat de la pénombre se présenter sans menaces, sur un ton aussi sobre que linéaire. Ce jeune étranger doit vraiment dégager quelque chose de spécial.


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Jikan

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MessageSujet: Re: Melancolia [Libre]   Mer 14 Nov - 15:42

The Great Divide

J'esquisse un léger frisson en sentant la chaleur sur mes doigts. L'hiver approcherait-il ? Cela fait bien longtemps que je n'ai pas vu la capitale enfiler son manteau blanc. Je remonte la fermeture de ma veste. Il s'agirait de pas choper un rhume. Profitant de ma cigarette, j'écoute la musique changer. Puis mon sauveur me répond. Un ton qui respire le calme – et sent la clope – à plein nez. Sa réponse ne s’embarrasse d'aucune fioritures, tout comme j'ai outrepassé les règles de politesse les plus élémentaires. Je m'en contente, amplement satisfait.

Un silence s'installe. Je remarque que lui aussi est ailé. Je m'apprête à lui faire la remarque, avant de me faire couper l'herbe sous le pied. Je me dois de répliquer cette fois.

« Expérimenté, je ne crois pas. Il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Mon nom est Jikan. Et je dois mes ailes à une tuneuse de talent que je n'ai plus revue depuis bien longtemps à mon grand regret. »

De mes paroles se dégage de l'assurance. Non pas celle de du combattant chevronné qui part au combat, mais celle de l'utopiste qui croît en ses rêves. Je me surprend moi même à parler avec autant de calme. Les quelques enseignements de Nero m'auraient-ils fait découvrir une facette de ma personnalité ? Probable. On en apprend sur soi tout les jours, sans forcément s'en apercevoir. Moi qui était déjà d'un naturel confiant, je suis encore plus sur de moi aujourd'hui.

Une réflexion étrange me traverse l'esprit : ça fait bizarre de parler à quelqu'un sans pourvoir le regarder vraiment.Mes yeux tentent de deviner où se trouve les siens, parcourant les formes du masque. Je distingue une bosse, sûrement son nez. Je m'imagine derrière cette barrière un visage. Puis je me lasse et décide de reprendre la conversation.

« Je vois que toi aussi tu portes des ailes. Cela fait longtemps que tu rides ? »

Quitte à avoir un compagnon pour la soirée, autant en savoir un peu plus. Et puis sa présence m'apparaît plutôt comme agréable. Malgré l'aspect « étrange » du personnage, je ne ressens aucune animosité dans sa voix ou son comportement.

Seul ce masque continue de perturber mon esprit. On ne distingue pas grand chose des motifs dans la nuit, mais je discerne deux traits noirs sous ce que j'imagine être ses yeux. L’atmosphère qui se dégage de l'objet me trouble un peu plus ; on croirait voir un visage emplit d'une vague mélancolie. Je me rends compte que je dévisage le jeune homme depuis tout à l'heure. Pour le coup, je suis bien discourtois.

Je laisse ma curiosité se livrer bataille avec la politesse. Pourquoi cherche-t-il à se cacher ? Aucune réponse probante ne me vient. Je ne comprendrai jamais pourquoi l'homme cherche à tout pris à se dérober au regard des autres. Je n'arrive pas à y voir autre chose qu'une marque de faiblesse non assumée. Alors que pourtant, c'est en apprenant à vivre avec qu'on les dompte le mieux. Faire plier ses faiblesse afin d'aller plus loin ? N'est-ce pas un objectif plus valorisant que d'essayer de se soustraire aux yeux du monde ?

Je sens la flamme de ma clope chauffer mes doigts. Je l'envoie valser avec les courants d'air quelques mètres plus loin, laissant au vent le soin d'éteindre ou de rallumer la braise. En fait, il a l'air plutôt intéressant ce jeune étranger.
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Tchaïkovsky

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MessageSujet: Re: Melancolia [Libre]   Dim 18 Nov - 13:49


    Cassius - Les Enfants (Gesaffelstein Remix)

    Peut-être que tous les hommes ne sont pas mauvais, cette théorie existe, mais peut de crédit lui sont accordé par notre danseur. Au fil du temps, seul la noirceur à su trouver sa place en son cœur. De tout les non-ailés, aucun d'entre eux n'ont réussit à se frayer un chemin dans ce que l'humanité appel des sentiments. Ni son père malheureux, ni son professeur de danse. Son père n'est qu'un lache incapable de tourner la page et son prof n'a vu dans le succès de son élève que le moyen de se faire un nom. Mais depuis peu, il appartient à une autre communauté, plus petite, plus étroite, difficile d'accès et pourtant. Elle est libre, fière et inexplicablement plus simple. Sa manière de pensée, d'analyser et de réagir, tout n'est que justesse.

    Ce monde est si simple qu'il a était possible pour un homme masqué de s'intéresse aux banalités de sa terre d'accueil. Regarder le ciel scintiller, admirer les trecks modifiés d'un inconnu, lui adresser la parole et en toute simplicité, écouter sa réponse. Humble, ce personnage est de plus en plus intéressant. Son visage n'exprime toujours ni haine, ni noirceur. Il apparaît en quelques sorte comme son total opposé. Un mot va pourtant venir intriguer le jeune Tchaï, Tunneuse. Le monde de la nuit n'est pas que belliqueux, il existe une entité qui voue un culte aux sons. Les Tunneurs, neutre, intelligent et minutieux, tenant le Nightmare par les co... Par les trecks.

    Peut-être aura t-il la chance de les rencontrer dans un futur proche ?

    L'avantage d'un masque, c'est qu'il permet de se détacher d'une relation physique et de s'évader à travers ses pensées sans y perdre la notion de sérieux. En quelques sorte, pouvoir rêver sans passer pour un imbécile. Jikan, joli nom pour un gentilhomme. L'inconnu devient plus clair et le brouillard qui tant à s'épanouir entre deux êtres se dissipe à mesure que les mots s'échangent. Il devient certain que l'intérêt que porte le jeune prodige à son homologue est réciproque. Rorchars aide surement à cela. La curiosité engendré par les formes mouvantes permet de garder le contact avec les autres, mais Jikan n'est pas de ceux là, il est tout simplement comme un enfant cherchant à comprendre des choses inexpliqués.

    Nouvelle interrogation, elle concerne son expérience, la réponse est simple, elle est quasi nulle. Tchaï n'a fait qu'apprendre les bases, marcher, courir, ralentir.

    Je ne suis qu'un nouvel outsider dans le monde de la nuit. J'espère, comme bon nombre d'ailé, pouvoir me faire un nom.

    Avant qu'une quelconque nouvelle interrogation ai pu naitre, un nouvel élément survint. Un nouveau bruit émergea dans la pénombre. Un pas, suivit par plusieurs autre. Nombre de pied devait fouler le sol en leur direction. Bientôt, se furent les voix et les chants d'hommes ivres morts. Lorsque son attention revint vers le dénommé Jikan, celui-ci était resté figé sur les formes noires. Un nouveau sourire se dessina sur le visage de Tchaï tandis que son camarade de la soirée jetait sa cigarette.

    Le jeune danseur tourna les talons.

    Des ennuis sont tout proche. Tu dois savoir te défendre ?

    Hè le Clown ! Amène toi on va rigoler !

    La bêtise humain dans toute sa splendeur. Si quelque chose vous paraît anormal, il est plus simple de l'éradiquer plutôt que de chercher à communiquer. Une technique historique qui n'a finalement rapporté, que des problèmes. Cette « astuce » a tout de même un inconvénient, que se passe t-il lorsque la différence se révèle être très dangereuse ?

    Tenter de raisonner des imbéciles n'est littéralement pas dans les cordes du danseur, la violence est une réponse bien plus simple et expéditive. Une bonne leçon n'a jamais fait de mal à personne. Les moteur s'allument d'un même mouvement et actionnent leur mécanisme. Il avance vers son prochain combat. Jikan l'a t-il suivit où sa nature empathique l'a t-il laissé en dehors de tout cela. Une nouvelle tentative de défis verbal se fait entendre, entraver, puis directement suivit d'un bruit sourd, celui d'une pommette claquant sous la force d'un poing. Une douzaine d'homme se dresse devant le masque, tous avertit de sa force, bourré jusqu'à la moelle et près à se battre... Tant mieux.

    Jikan, toi qui me surpasse dans la hiérarchie, tu pourrais m'en dire plus sur les Road ? Je n'est pas saisit complétement ce concept.

    Première esquive, il suffit de se baisser. La discutions prend une autre tournure, bien plus amusante et ludique semble t-il. L'espoir alcoolisé d'une bande d'ami se verra aspirer par les profondeurs de la nuit.


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Jikan

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MessageSujet: Re: Melancolia [Libre]   Mer 21 Nov - 19:06

Come & Get It

L'écho des cris de ces hommes un peu trop alcoolisés arrive à mes oreilles malgré la présence de mon écouteur. A l'instinct, je dirais qu'ils sont une douzaine et à environ 30 mètres. Ça me laisse suffisamment de temps et d'espace pour accélérer. Ma décision est prise bien avant que mon compagnon me pose la question.

« Disons que je me débrouille plutôt bien. Pas de problème de ton côté ? »

Je n'entends pas sa réponse couverte par le beuglement d'un des ivrognes. Je ne savais pas le japonais – même bourré – aussi impoli. J'esquisse une moue de surprise avant de comprendre que la réaction est provoqué par le masque du Tchaikovsky. Décidément, les hommes ne sauront jamais distinguer un danger. Adresser la parole à un ailé de telle sorte relève plus d'un comportement suicidaire que du courage.

Apparemment, le masqué n'a pas l'air de vouloir laisser passer cette occasion de corriger ces badauds. Je commence à faire chauffer le moteur de mes Air Trecks en le regardant partir à l'assaut. Il a un bon équilibre pour un débutant malgré un léger défaut de vitesse. Assurément un rider prometteur. Le Nightmare regorge de talent en ces temps nouveaux.

Je l'admire asséner un coup de poing dans la pommette d'un voyou. Joli coup. Il est très probablement plus puissant que moi. Même avec les muscles gagnés depuis mon entrée dans le monde de la Nuit, je ne suis pas sur de faire le poids en force pure. Cela dit, ce n'est pas une grande nouvelle. Je compte plus sur ma vitesse et ma technique pour pallier à ce manque de robustesse. Et ma détermination un peu.

Je rigole lorsque le jeune homme me propose de continuer la conversation tout en fracassant de l'ivrogne. Un rire franc et joyeux. Ça fait bien longtemps que je n'ai plus goûté à l'adrénaline d'un combat, quand bien même nos adversaires seraient considérablement désavantagés.

« Bien sur Tchai – si je peux t'appeler ainsi. Écoute bien »

Je démarre. En quelques secondes, j'ai avalé les mètres me séparant de la meute. Je disparais, bien trop rapide aux yeux de nos victimes. Je tourne, je choisis une cible au hasard. Je ralentis, je frappe, laissant mon « opposant » à terre. Le pauvre n'a même pas vu le coup venir.

« Tout d'abord une road est un état d'esprit. C'est la voie que ton esprit empruntera. Elle reflète ta vraie personnalité. Mais pas que. C'est aussi elle qui déterminera la nature de tes tricks et ton style de ride. Il en existe à peu près autant qu'il y a de riders. »

Mes phrases sont hachées sous l'effet de la concentration. Une nouvelle sensation se fait ressentir. Après avoir passé mes premières années à apprendre de riders plus expérimentes, c'est à moi de transmettre mes maigres connaissances. Je ne sais pas si je suis bon pédagogue, mais j'espère avoir éclairé sa lanterne. Viens alors le moment d'étaler ma classe. J'agrippe un des hommes et l'écarte du groupe, trop compact pour que mes attaques soient réellement efficaces. J'ai enfin une brèche. Je me stoppe, acculé contre un arbre, mes trecks toujours en action.

« Moi par exemple, je suis un Time Rider. Et ma spécialité, c'est la vitesse. Time Dance. »

Celui que j'avais dégager du groupe se jette sur moi, poing en avant. Bienheureux le sot qui croit pouvoir m'atteindre avec une attaque si maladroite. Je pose mes trecks contre le tronc. Un salto et je me retrouve derrière le malheureux, ahuri devant ma disparition. Mon roller vient percuter sa joue violemment. Je continue ma rotation et fonce v ers le groupe. L'alcool les aura au moins désinhibés de toute peur, ça me fera des cibles faciles.

Et là, le temps s'arrête. Enfin non, ça c'est juste dans leurs têtes. En fait je suis seulement beaucoup trop rapide. Une minutes plutôt, ils était onze. Là il doit en rester 8 que j'ai pas pu toucher. Faut dire que l'effet de mon sprint est limité dans le temps. Ca reste ma plus grosse technique. J'en ai le souffle coupé.

« En revanche, si tu utilises trop ta road, tu peux en subir le contrecoup. Et ça se limitera sûrement pas à un simple essoufflement. »

Voilà fin de la leçon. Le voltigeur frappe encore tandis que je ralentis grandement l'allure. Faut pas faire ça sans échauffement, je vais finir par me claquer un truc. Au pire Mihu pourra toujours … Non. C'est pas une bonne idée.
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Tchaïkovsky

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MessageSujet: Re: Melancolia [Libre]   Dim 25 Nov - 15:48


    Pusha T ft Tyler The Creator - Trouble On My Mind

    Son homologue a su répondre avec panache. Il est rapide, file à travers les espaces laisser par leurs assaillants, les pauvres, ils n'ont aucune chance. Lorsque l'ivresse s'éprend des corps et des esprits, il devient difficile de discerner les limites instaurées par la naissance. La peur les a quitté, habité par un démon bien plus maléfique, l'alcool. Modération n'est qu'un mythe, il n'existe que deux façons de boire, boire pour jouir ou boire pour se battre. La première rassemble en son sein tout les effets bénéfiques associé à l'ivresse, les langues déliées, la danse facile, une joie rare, tout devient plus facile et plus marrant. La deuxième quand à elle rassemble les sangs chauds, ceux qui se testent en permanence, d'un regard, d'un coup d'épaule ou d'une menace verbale, entouré de douze singes. L'ignorance de cette deuxième race fait de ses adeptes une cible plus que facile.

    Ils pensent ignorer la peur, aider par les vapeurs de Sake et quelques lignes de Coke. Le plus gros problème de ses lascars fantasmant l'invincibilité, c'est que lorsqu'ils auront croisé le chemin de personne plus fous qu'ils ne pourront jamais l'être, leur espoir et leur certitude se verront écraser et détruite en une fraction de seconde. Eux qui aimé battre jusqu'au sang les plus faibles se verront châtier, sans une once de pitié, que ce soit par le Karma, la morale ou tout simplement par le masque. Ses formes mouvantes viendront aspirer tout leur sang, leur fluide jusqu'à ce qu'il ne soit plus que de coquille vide, laisser pour mort, gisant à travers la vie, rongé par la peur.

    Jikan se permet maintenant quelques familiarités, qu'importe, il est le plus intéressant des être qu'il a rencontrer ses derniers temps, ils peut bien l'appeler comme il l'entend. Ses ailes se déploie enfin, laissant à travers la noirceur de la nuit entendre un bruit puissant et strident. Même le béton laisse apparaître l'empreinte de ses pas. Il file tel le vent à travers les pauvres agneaux. Un bruit sourd se fait entendre, un corps tombe, les yeux révulsés. La nouvelle connaissance choisit de réapparaitre au yeux de tous pour reprendre simplement leur conversation.

    Notre jeune héros tient fermement l'un des chiots entre ses pattes, il le soulève par le col jusqu'à ce que ses yeux se tiennent bien en vue de l'ombre flottante sur son visage. La peur apparaît enfin dans les yeux du soulard, il a comprit, mais trop tard, que cette nuit ne serait pas la leur. Nouveau coup, la tête viens de heurter le nez de son adversaire et, tandis qu'il se baisse sous la douleur, un coup de genoux viens finir le travail entamé. Nouvel victime de la nuit. Jikan parle d'état d'esprit, de vraie personnalité, mais comment discerner ses notions fondamentale lorsqu'on se balade avec un masque. Une multitude de voie s'offre à lui, mais lui, ils sont deux, bien distinct.

    Les coups s'enchainent et les duels double en intensité. Un sourire sadique reste figé sur le visage de notre jeune rider. Jikan semble lui aussi s'amuser. Il se fait acculer dans un coin si bien qu'une intervention va rapidement devenir nécessaire. L'assaillant le plus proche tente de ramasser ses dents alors que Tchaï esquisse un mouvement d'aide. Mais il est déjà trop tard. Les ailes si particulière de son camarade siffle à nouveau et alors qu'il exprime son addiction au temps, il se déploie sous les yeux ébahies du danseur. Il frappe plus vite qu'il est possible de l'imaginer et La bataille peut reprendre. Ils ne sont plus que six en face et c'est en cercle qu'ils avancent. Le Masque se retrouve dos à dos avec Jikan, ils sont encerclés par une bande d'ivrogne, remplit de confiance et de vengeance. La tête du danseur se tourne légèrement.

    Pour un homme partagé, est-il possible d'arpenter la même Road de manière totalement distincte ? Comme si l'une d'entre elle était douce et l'autre bien plus Violente ?
    Il n'attend que quelques temps sa réponse et ses poings se lève pour protéger son visage. Leur adversaire avancent prudemment et resserrent les rangs. Il reste un petit peu de temps pour faire le ménage, tant mieux, les choses peuvent devenir on ne peut plus amusante.

    Que penses-tu d'un jeu ? Six, donc trois chacun. Le premier à les mettre à terre gagne le droit de poser une question à laquelle l'autre doit répondre sans mensonge.

    Il laisse le temps à Jikan d'analyser les mots et sans le regarder, il est pourtant convaincu qu'un sourire c'est faufilé sur son visage.

    Trois, deux... Un.... GO !


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MessageSujet: Re: Melancolia [Libre]   Ven 30 Nov - 20:34

Hurricane

Ce n'est que dans les situations les plus compliquées que l'homme se rend compte de sa limite. L'alcool, outre les effets maléfiques et dévastateurs qu'on lui connaît, à cette particularité de faire oublier la notion de danger. Et donc de laisser penser qu'on est capable de tout. J'en veux pour preuve les nombreux fous qui ont tenté des choses impossibles sous l'emprise de la boisson. C'est triste d'en arriver là.

Encore plus triste est la réaction de la meute. Au lieu de fuir gentiment et comme toute personne censée l'aurait fait, ils préfèrent se regrouper et tenter d'encercler. C'est en soi une erreur des plus débile, mais j'y reviendrais. La conversation se poursuit. La voix de Tchai est calme bien qu'un peu essoufflée. Sa question demande réflexion, je n'ai jamais croisé personne dans ce cas. Mais l'histoire d'une légende aujourd'hui morte me revient à l'esprit.

« Bien sur que c'est possible. Souviens-toi l'ancien roi des Crocs. Agito. Il était le plus puissant des Fang riders alors que son autre personnalité ne savait absolument pas rider. »

C'est en parlant que je me rends compte d'un détail. Ainsi ce masque symboliserait une seconde personne ? Amusant. Mais après tout, le Fang King se servait bien d'un cache-oeil. Les soûlards avancent, près à en découdre, et sûrement étonné d'une conversation qu'ils ne doivent comprendre. Je remarque la posture de mon compagnon qui ressemble à une garde de boxeur, tandis que je détends tout mes muscles et m'accroupis. Je ris intérieurement du contraste entre nos positions.

Voilà, je reviens donc sur l'erreur de ces hommes bourrés. Nous encercler. L'idée n'est en soi pas mauvaise, sauf contre des ailés. Ils restent un endroit qu'ils ne peuvent nous empêcher d'arpenter : le ciel. Alors que Tchaïkovsky me propose une sorte de concours, je réfléchis à un semblant de stratégie et applique l'enseignement du Scarlet Fox. Mon idée est prête.

Un léger sourire passe sur mon visage lorsqu'il donne le départ. La lumière d'un lampadaire vient frapper ma roue avant d'être déviée dans l’œil d'une des cibles. Aveuglé, il ne peut me voir lorsque je décolle et vient me poser sur son épaule. Un appui et je pivote pour lui encastrer mon roller dans la mâchoire. Une dent vole sous la violence du coup. Une autre proie vient se jeter dans la bataille, poing en avant. Je quitte mon perchoir défaillant pour atterrir sur celui-ci. Et c'est le dernier énergumène qui vient frapper lui-même son copain de beuverie en croyant me toucher et en trébuchant sur le premier, couché et ensanglanté. Le travail est fait.

Je me retourne à temps pour apercevoir le masqué terminer lui aussi son œuvre. A peu de chose près, nous étions à égalité. Je me pose. Reprends mon souffle. Profite du silence qui s'est installé depuis que nous avons stoppés nos moteurs. Je m'accroupis et lève les yeux vers mon camarade.

« Si j'ai bien compris, j'ai droit à une question ? » Je continue de réfléchir. Rien de bien concret ne me viens dans un premier temps. Je trouve enfin une solution à mon problème. « J'ai cru comprendre qu'il existait une autre personne derrière ce masque. Je pourrais connaître son nom ? »

Comme un gosse, je reviens sans cesse sur ce qui me tracasse. En l’occurrence ce masque. Et les phrases prononcées. J'attends patiemment la réponse de Tchaikovsky. Pour moi, la réponse est importante. Après tout, notre prénom n'est-il pas le premier cadeau que nous font nos parents et la première chose qui nous appartient réellement ?
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Tchaïkovsky

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MessageSujet: Re: Melancolia [Libre]   Mar 4 Déc - 16:18



    The Bloody Beetroots - Chronicle of a Fallen Love (ft Greta Svabo Bech)


    La tension monte, les deux riders sont finalement près pour en découdre avec l'adversité. Le minuscule enjeu de rapidité viens de monter jusqu'au cervelet, qui part des composés chimique et physiologique viens donner un coup de fouet remplit d'adrénaline aux deux concurrents. Sans prévenir, ce qui se devait d'être une simple rencontre nocturne viens de basculer dans un monde de complicité infantile ou seul une règle domine le reste, celle du l'amusement et du jeu. Jikan doit être un homme spécial à rencontrer, pour qu'en quelques minutes et des mots lancer à la faveur de la nuit, notre hôte funèbre accepte non seulement de partager son temps, mais sa joie de vivre, fait extrêmement rare. Qu'il doit être bon de pouvoir voler dans le ciel, oubliant tout les codes moraux de la vie humaine.

    Les six pauvres bête ivre de combat seront là pour jouer les proies des prédateurs nocturnes, animaux les plus redoutés des temps modernes. Tchaï sourit sous son masque. Sous la protection de son passé, de son futur et de son nom, il sourit bêtement, comme un enfant le ferait devant un nouveau jouet. L'imagination est la seule limite de volant, la seule frontière entre ce qu'il est possible de faire, et ce que l'on croit impossible. Les ailes se déploie dans un crissement furibond. Les muscles se bandent et les plumes virevoltent. Le jeune danseur se jette en avant sur la première cible alors que dans son dos, un bris de glace de se fait entendre, Jikan n'a pas perdu son temps. Son vis à vis envoie tout ce qui lui reste de sobriété dans un coup de poings hargneux, mais lent, malgré sa puissance. L'esquive est dansé, amusante et gracieuse, alors que la contre attaque se fait vive, soudaine et cruellement précise. Le foie de l'homme se fait marteler jusqu'à ce que sa mâchoire craquante soit le dernier souvenir, pour lui, de cette mémorable soirée.

    Derrière lui, le Time Rider ne perd pas le nord et c'est deux corps qui s'écroule, plus que quatre. Un deuxième râles se fait entendre alors que l'artiste bondit en avant et agrippe sa deuxième victime, laissant son front percutant violemment le nez adverse. Un deuxième bruit sourd, puis un troisième, se sera le dernier, un nouveau corps s'effondre dans un cri étouffé par la violence brutale. Le dernier aura le privilège de gouter une technique au corps à corps nouvellement crée pour les nuits comme celle-là. Première mouvement vers la droite, son pied droit viens s'encrer dans le sol alors que son homologue circule librement, amenant le corps du danseur dans une rotation fulgurante. Le dos de l'adversaire est face au prédateur. Ses ailes se déploie et l'une d'elle viens se loger dans l'articulation du genoux, autorisant son possesseur à heurter le sol, dans une position de prière, surement sa dernière. Nouvelle rotation et à la technique succède la brutalité. Les plumes viennent s'enfoncer dans la tempe du mendiant, ramenant le nombre d'homme conscient à zéro.

    Lorsqu'il lève la tête, c'est un Jikan souriant qui s'avance vers lui. Après s'être accroupit, éprouvé par le petit challenge, il se concentre à nouveau vers le danseur, essoufflé lui aussi. La brise gelé qui officiait tantôt avait disparu et le calme trépassé refait surface, laissant aux vainqueurs le droit de jouir de leur victoire. La question du temps est rapide et sans accroc, légitime dans son contenus, mais peut pertinente face à un homme masqué. Il faut croire que la question n'était pas la chose la plus étrange de la soirée.

    Mon véritable nom... Il ne représente plus grand chose pour moi, si ce n'est le souvenir douloureux d'une vie passé. Mais j'ai lancé ce défis et j'accepte les conditions. Dans la vie réel, on me nomme Mibu Kyoshiro... Mais nul ne doit connaitre cette information.

    Il laissa quelques secondes à Jikan pour assimiler l'information avant de tirer un petit bout de papier sur lequel il inscrivit une suite de chiffre. Il s'approcha du temps et sa main se tendit, donnant en offrande la chose la plus insensée de la nuit.

    Mon numéro, je t'apprécie Jikan, fait rare, tu peux me croire... J'espère que l'on sera amené à se revoir et, encore une chose, je gagnerais la prochaine fois.

    La masque si effrayant qu'il puisse paraître, semblait presque dégager quelque chose d'autre. Pas si proche d'un sourire, mais disons une expression chaleureuse, après tout, chacun peut voir des choses différente à travers le mystère de Rorchach. Il vissa correctement son chapeau sur sa tête, tourna simplement les talons et disparu comme il était venus, dans la nuit noire.


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