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 Help me to fly [tuningLucy]

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Miyako Watanabe

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Messages : 321
Date d'inscription : 06/10/2012

MessageSujet: Help me to fly [tuningLucy]   Ven 9 Nov - 20:17

FlashBack


Les choses avaient tellement évolué depuis que j’avais posé les pieds dans des trecks. Passer d’une enfant apeurée à une jeune femme enragée. Peut-être était-ce la suite logique, mais faire ce chemin en si peu de temps, comment aurai-je pu m’en douter…


6 : 00

Le soleil se lève et inonde de lumière mon studio. J’avais volontairement laissé mes volets ouverts afin d’être levée aux aurores. Une journée particulièrement chargée m’attendait aujourd’hui. Trop de fois dans ma vie j’avais laissé des projets inachevés. J’avais énormément de choses à faire, à régler, en commençant par une principale.
Je me levai. Il y avait bien longtemps que je ne m’étais levé si tôt. Avoisinant généralement les 18heures, vivant au travers du Nightmare, j’en avais oublié la chaleur du soleil. J’avais dormi trois heures à tout casser, je sentais la cafetière pleine se vider. Il allait falloir tenir le coup jusqu’à tard dans la nuit. Je me pris les pieds dans les vêtements de la veille que j’avais balancé à la va-vite tant mon cerveau réclamait du repos. Apres avoir allumé la cafetière, je me dirigeais vers la salle de bain. Il me fallut un certain temps avant de trouver le courage d’allumer l’eau. Jamais une douche chaude ne m’aurait fait ouvrir les yeux, même avec une cafetière pleine. Apres avoir inspiré un grand coup, j’allumais l’eau et senti dégringoler une cascade d’eau gelée sur mon corps. En deux minutes j’étais propre, pas la peine de m’y attarder.


7 : 00

Je sortais de la salle de bain habillée et maquillée. J’avais fait les choses bien pour une fois, je m’étais attardé sur l’apparence, ça allait me servir. Habillée d’un jean noir, j’avais assorti un débardeur blanc à des bretelles noires, et avais mis des mitaines blanches toute neuves. Quitte à joindre l’utile à l’agréable, la cafetière était posée à côté de l’ordi. Les choses sérieuses commençaient.

J’avais retrouvé la trace d’un homme ayant fait partie de ma vie passée. Rien de reluisant, ce n’était qu’une connaissance d’une personne m’ayant esquinté autant physiquement que mentalement. Aujourd’hui, ces démons avaient définitivement quitté mon esprit, ils ne me terrifiaient plus. J’avais échappé à mon cauchemar en entrant dans un monde fait de ténèbres beaucoup plus effrayantes que ces derniers. C’était le moment. Je composai les dix chiffres sur mon téléphone.


« Salut Saburo, c’est Miyako je suppose que tu te souviens de moi… »



14 : 30. Centre commercial, Akihabara


« - Je suis étonné d’avoir eu des nouvelles de toi Miya … tu me semble… changée.
- Tu ne peux pas te rendre compte à quel point.
- As-tu contacté Taro ?
- Comment peux-tu prononcer ne nom devant moi ?
- Il te terrifie toujours n’est-ce pas ?
- Je te le redis, tu ne peux imaginer à quel point j’ai changé.
- Si, je pense m’être fais une vague idée en me procurant ce pour quoi tu m’as appelé…
- Je veux le voir.
- Ne sais-tu pas que ces jouets sont dangereux ?
Tu comptes faire quoi avec, tuer Taro ?

- Si j’avais voulu le tuer, il serait enterré depuis plus d’un an. Donne-moi ce que
je t’ai demandé, je te donne ton argent et on en parle plus.

- Tiens, et n’essaies pas de m’arnaquer. »


16 : 00


Revoir Saburo m’avait plus secoué que je ne m’y attendais. Taro… Ce nom n’avait pas habité ma vie depuis que je m’étais retrouvée à l’hôpital, le dos explosé par des bouts de verres après avoir traversé une vitre. Voir un visage qui autrefois était automatiquement associé à celui de mon pire cauchemar. Entendre une voix qui riait de moi la dernière fois que je l’avais entendu. Des éclats de rires funestes. Des scènes explosaient devant mes yeux pendant qu’entre mes mains s’agitait l’objet que j’avais commandé à Saburo. Je m’étais assise à son départ. Espérant ne plus jamais avoir à le revoir, si ce n’est le jour où j’aurai la certitude de leur faire bouffer à tous les deux le mal qu’ils m’avaient fait, et les plaies qui ne s’étaient jamais totalement refermées. J’avais innocemment pensé que les trecks m’avaient guéri de tout. De ma peur, et de mes souvenirs. Une erreur et une bêtise en plus de ça.

La journée était toutefois loin d’être finie, je devais continuer ma route.


16 : 45 City Game, Akihabara


J’entrai, trecks aux pieds, dans le QG des Deaths Requiem, team de tuners. J’avais rencontré l’un d’entre eux il y a quelques mois, rencontre brève, et non sans rires, cet énergumène qui éclatait de son originalité et de la noirceur de son regard. Il avait un sourire qui en disait long sur ce qu’il était capable de faire. Un air de dédain entièrement justifié selon moi. Je ne serais pas de celles et ceux qui cracheront sur un air de supériorité, je serai plutôt de celles qui attendront de savoir si oui ou non, il a de quoi être si sûr de lui.
L’intérieur n’était qu’une banale salle de jeu avec un cyber. Et pourtant, une team réputée y avait élu domicile.

Je vis une jeune fille s’activer sur un ordi, je m’approchai d’elle, le poing américain doté d’une lame rétractable fraichement acquis dans ma main droite,

« Excuses moi, je cherche Shikyo ? »




L’endroit semblait fait pour des enfants. Des babyfoots des billards, des flippers, tout était présent pour rendre un gamin heureux comme pas permis. Qu’est-ce qu’une team foutait ici ? Je n’en savais fichtre rien. Je regardais la jeune femme face à moi, elle était très belle. Une peau saine, fraiche, s’approchant plus de la poupée que de l’être humain. Son expression lorsqu’elle fixait l’écran de son ordinateur n’était toutefois pas propre aux poupées calmes apaisantes et neutres que l’on connait. Elle semblait inquiète, perturbée, préoccupée, les sourcils froncés, je regardai son pied qui donnait machinalement des coups dans le pied de la table. Elle clignait extrêmement vite des yeux, chose que personnellement je fais lorsque j’ai une migraine carabinée et que j’arrive plus à comprendre ce que moi-même je pense et pourquoi. Je la regardai, s’excitant les yeux sur l’écran, comme à la recherche d’une réponse. Son regard était comme celui d’une femme en train de se noyer, recherchant une bouée en pleine mer. Mais lorsqu’elle tourna son regard vers moi, c’est comme si un monde la séparait de celui l’enfermant face à son écran. Elle avait pris un regard neutre, calme, nu de toutes les inquiétudes que j’y avais vu, à tel point que je doutai même de ce que je venais de voir. Sa voix trancha avec la beauté de son visage, d’autant plus ce qu’elle m’annonçait.

« Il est mort ».


Une voix glaciale, comme si elle sortait d’un corps étranger à celui que j’avais sous les yeux. Mort ? Comment… ? Et comment pouvait-on annoncer un décès avec une voix et une attitude pareille ? Je me projetai dans la situation éventuelle ou j’aurai été une proche, ou même de sa famille, la réaction d’une personne proche de Shikyo. Non, et quand bien même, on ne prévient pas de la mort de quelqu’un comme ça, quelque soit les liens de la personne à qui on l’annonce, avec le défunt. Aussi grande que soit ma gueule, une telle attitude me cloua le bec. Je m’avançais légèrement vers la droite afin de prendre une chaise se trouvant derrière la jeune femme, et m’asseyais à côté d’elle. Malgré son comportement il fallait que je sache ce qu’il s’était passé. Il avait très certainement fini par se créer de réels ennuis avec une confiance et une insolence pareille. Je tournai les yeux vers la jeune femme désormais à ma gauche, elle avait récupéré ce regard si hagard et perturbé, et avant même que je ne pu lui demander si elle-même allait bien, elle bredouilla des mots confus et à voix basse :

« ..C’est… C’est moi qui devrais être à ta place et toi à la mienne… »


Je me mis face à elle, pivotant sur ma chaise, je n’étais pas de nature serviable mais elle avait réellement l’air perdue. Elle regardait dans le vide, comme si elle devenait folle, et je l’aurai cru si elle n’avait pas un éclair de lucidité dans ses yeux. Elle secoua la tête brièvement, et repris d’une voix calme et en enchaînant bien ses mots

« Excusez-moi mademoiselle, je suis un peu fatiguée. Shikyo n’est plus de ce monde, mais peut-être je peux vous aider? »

Perturbée par ces changements soudains et brefs de comportements, je répondis à mon tour

« Je… Je viens pour un tunning… Des lames… Mais de quoi est-il mort.. ? Je veux dire, que c’est-il passé ? »


La journée était décidemment riche en émotion, Shikyo était donc mort. Je me rappelai de notre première et unique rencontre, nous n’avions pas beaucoup échangé mais j’avais eu le temps d’apprécier le personnage. Mes affects pour les gens dirons-nous, étant basés principalement en un premier temps sur la gueule du client. Je ne dis pas que je tris les beaux et les laids, mais c’est une question de mine, d’humeur qu’ils affichent, de sourire et de manière de bouger. Ayant toujours été comme ça, ça ne m’avait jusqu’alors jamais fais défauts, disant de gens complétement inconnu que ‘’ je les aimais bien’’. Oui, j’avais apprécié cet énergumène dès le moment ou il avait ouvert la bouche et posé ses yeux sur moi. On ne parle pas de coup de foudre ou autre, soyons d’accord. J’attendais qu’elle me répondre, qu’elle m’explique pourquoi mes plans de tunning par le meilleur selon moi allaient être compromis. Le meilleur et le seul que je connaissais. Même s’il est toujours bon d’enrichir son carnet d’adresse.




Elle me sautait dessus. Dans ses iris de poupée de cire éclata une colère et une folie que je ne put que reconnaitre. Je savais que j’avais vu ce regard si singulier quelque part. Mais c’était tout bonnement impossible. Comment ? Cette jeune femme, aux apparences si frêles et si belle, comment pouvait-elle habiter une personnalité si froide, si singulière ? Il fallait que je sache. Et cette question m’empêcha d’être paniquée à l’idée qu’elle manqua de me tuer. Subjuguée par son regard meurtrier, je tentai en vain de peindre l’expression neutre que je lui avais vue quelques secondes auparavant. En vain. Son visage, son être tout entier semblait aliéné. Bouffé comme un poison, se nourrissant de toute les caractéristiques si difficiles de la rage. Oui, c’était une rage animale qui l’avait habité en si peu de temps. Ravagé son être. Elle s’était emparée de mon poing américain. Et comme si cet objet l’avait ensorcelé, elle était devenu folle et m’avait collé au sol. Se posant sur mon corps elle avait enfoui la lame dans ma bouche, creusant légèrement ma langue, déversant le gout ensorcelant du sang dans ma bouche. Je fixai ses pupilles, oui, elle était devenue folle, mais je pouvais voir quelque part une sorte d’étincelle justifiant de son existence persistante. Il y avait deux expressions au total opposés dans ce regard.

Je saisi son poignet, le serrant, comme un rappel à la réalité. Je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi, mais je savais qu’elle n’allait pas me tuer, aussi déterminée pouvait-elle l’être à cet instant précis. Elle murmura un nom, « Lucy ». Ce nom ne me rappelai que l’ancienne reine des tuneurs, pourquoi disait-elle cela ? Est-ce que c’était moi qu’elle appelait ainsi ? Des larmes s’écoulèrent de ses yeux, roulant sur ses joues si parfaites. D’un seul coup elle se releva, et s’asseyait par terre à côté de moi, laissant tomber la lame avec laquelle elle avait manqué de me tuer. Je m’asseyais, l’observant, comme pétrifiée par ce qu’elle avait failli faire. Je la regardai, passionnée par ce changement, par cette sorte de combat entre deux côtés de son esprit : « Miyako, je m’appelle Miyako… », comme une réponse au nom qu’elle avait craché.

J’ignorai si elle avait entendu ces mots. Elle se leva soudainement, et se dirigeait vers le fond de la salle, je la suivi. Nous arrivions dans une sorte d’atelier, c’était donc une tuneuse ? S’asseyant sur un tabouret, elle démantela la lame de mon poing américain, dont j’avais oublié l’existence avec ce qu’il se déroulait sous mes yeux. Apres avoir balancé la tête en arrière et soufflé comme pour expulser le souvenir de ce qu’il venait de se passer, elle me regarda et lançai :

« Je peux t’en faire quelque chose de bien. De mieux. Mais il me faut aussi tes Air Treck. Désolé pour tout à l’heure, je ne me comprend plus moi-même. J’accepte de te tuner mais s’il te plaît, ne me pose plus de question sur qui tu sais… »


Shikyo. Elle était liée à Shikyo. Et quoi qu’il en fût j’allais connaitre la nature de ce lien. Famille, peut-être ? Etait-ce la raison pour laquelle je retrouvai ce regard chez elle, alors que je n’avais jamais de ma vie vu un regard pareil chez une autre personne ? Elle se proposait de me tuner. Non, elle se désigna comme la personne allant me tuner. Je n’allais pas raler, et quand bien même je voyais une objection à cela, j’étais préoccupée par beaucoup plus gros en ce moment.

« Tu as l’air sur de toi, fais donc. » Je m’asseyais sur la table ou était posé toute sortes d’outils, et me déchaussa pour lui donner mes trecks. « Je ne te poserai plus de questions sur lui, cependant il me faudra une réponse à la question que je me pose actuellement. Peut-être pas maintenant, peut-être pas demain, mais crois-moi il va me la falloir. » J'avais prononcé ces mots d'un ton calme qui se voulait rassurant, et non comme étant une menace. Je me stoppai, attendant une réaction, un changement d’expression. Peut-être allais-je voir une troisième facette dans ce corps si parfait. Un morceau de porcelaine brisé, dissimulé sous cette enveloppe si belle. « J’arpente la slicer, et je veux quelque chose de bien précis, tu m’a l’air bien parti pour aller dans mon sens, mais je vais tout de même préciser mes attentes. Je veux des lames, près des roues, se servant de leur rotation pour tourner également, des lames dentelées, et une sur le côté. Et les petites modifications et réparations basiques qu’une rang D doit surement demander à tout tuner, vitesse, souplesse… »


But nobody knows,
No no no...







Je ne sais pas ce qui se passa à ce moment-là. Elle fit glisser ses doigts sur mes trecks, comme un homme pose ses mains pour la première fois sur un corps de femme. Attentivement, presque religieusement, elle fermait les yeux. Elle fut prise de quelques spasmes, mais je ne sais comment, j’avais totalement confiance en ce qui se déroulait sous mes yeux. Cette jeune femme avait quelque chose d’étrange, un monde semblait vivre en elle, sa bulle avait dû éclater et la livrer à la triste réalité du monde d’aujourd’hui. Son visage se crispe. On aurait dit une enfant endormie dont le sommeil est persécuté de cauchemars monstrueux. Des frissons animent la peau de ses bras. Des rictus transforment légèrement ses lèvres. Comme une aveugle lisant une histoire inhumaine en braille, elle effleure mes roues, puis rouvre les yeux.

Ses mains s’activent. Est-ce qu’elle-même avait conscience de la rapidité de ses gestes. Jamais je n’avais vu une tuneuse à l’œuvre, c’était une merveille de rapidité. Ses yeux ne bougeaient presque pas. Fixés sur mes trecks, ils n’ont pas besoin de se mouvoir pour permettre aux mains de saisir outils, lames, et autres matériels. C’est à peine s’ils n’étaient pas superflus dans ce fait. Elle semblait avoir appris mes trecks par cœur, avoir parfaitement compris mes attente, connaitre à la perfection la disposition de son matériel. Je savais qu’elle aurait pu accomplir cet exploit de vitesse dans le noir le plus total.

J’admirai. En silence sans ciller, sans faire transparaitre mon admiration pour cette poupée qui possédait le plus beau don que j’avais vu, celui de permettre aux oiseaux de voler. L’on parle beaucoup trop souvent de la beauté des couleurs d’un drapeau, sans mentionner le pilier indispensable que joue le bois qui le soutient et lui permet de se faire bercer par le vent. Tout cela était rythmé par une musique merveilleuse, mes trecks reprenaient vie. Peut-être alors que l’ombre regagnerait mon cœur, et ne laissera plus jamais mon corps tomber. Le tout n’avait duré qu’une dizaine de secondes, et encore… Mais pour moi qui avais eu la joie d’assister à ce spectacle, des heures entière de mélodies s’étaient inscrites dans ma mémoire, une musique qui me rappellerait à jamais cette poupée qui venait de danser devant moi. C’est alors que la poupée parla :

« White Reaper. Les faucheuses blanches. Essaye les. »


Elle mit les trecks à terre, je les chaussai. C’était comme une paire d’ailes arrachées, qu’elle venait e me recoudre. Une chirurgie parfaite, mon sang circulait, l’air envahi mes poumons dans une respiration de bien-être. Qu’est-ce qui était à l’origine d’un soulagement pareil ? Je n’en savais absolument rien. Je déclarai dans un souffle de stupéfaction :

« C’est comme… Comme si je n’avais jamais eu de trecks aux pieds auparavant…. »


Je restai dans le silence un instant. Savourant les retrouvailles avec ce qui me semblait être le prolongement de mes jambes. Ses retrouvailles aux gouts de rencontre. Je levai les yeux vers la poupée et m’asseyais sur le plan de travail pour avoir une meilleure vue sur ce qui étaient désormais mes nouveaux trecks. White reapers… avait-elle cerné ma personnalité en un regard ? Je tentai de comprendre, mêlant diverses hypothèses dans mon esprit, mais déclarai forfait en lâchant : « Comment as-tu fais… ». Qu’est-ce qui existait derrière ces yeux translucides, derrière cette voix si douce, et cette personnalité si troublante. « Explique-moi. » Je savais qu’elle comprendrait le sens de ma question. Plongeant mes yeux dans les siens, je cherchai une faille, et en vis un millier. Instable ? Fragile ? Non ce n’était pas si simple, ce n’était pas si évident.





Un bon nombre d'années sans nouvelle de cette tuneuse. Sans nouvelles, et sans révision de mes trecks. Le Nightmare s'était relevé, les whites reapers avaient besoin de deux trois révisions. Une des lames s'était brisée, et il était inconcevable pour moi de rider avec des trecks dans un sale état. Je devais m'adresser à quelqu'un d’expérience, et ma rencontre avec Echo avait mit un nom dans mon esprit, lequel n'en n'était pas parti avant que je saches de qui il s'agissait. Lucy. L'ancienne Pledge Queen allait s'occuper de mes trecks. Étais-je impressionnée? Pas des moindres. D’après ce que j'avais compris, c'est en me confondant avec elle qu’Echo avait manqué de me tuer. Est-ce que j'allais lui renvoyer la pareille ? Je ne savais pas encore, il fallait déjà que je mette un visage sur un nom.

J'avais contacté l'ancienne queen après avoir trouvé son numero en fouinant à droite à gauche. N'ayant pas eu de réponse, je me pointait tout de même au lieu de rdv à 18 heures. Il y avait interet qu'elle soit là.
Je m'appuyai contre un flipper un instant. Les minutes passant et ne voyant personnes arriver je perdis patience et me retournai vers l'objet qui me servait de dossier. Quite à perdre son temps à attendre quelqu'un qui n'est pas ponctuel, autant le faire correctement.

Je pris une piece dans ma poche et l’inséra dans l'orifice prévu à cet effet. Un bruit mécanique. Une boule qui tombe. Jeu.

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Lucy

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MessageSujet: Re: Help me to fly [tuningLucy]   Lun 10 Déc - 14:41

Lucy ouvris les yeux. C’est avec soulagement elle constata qu’elle était dans un lit, le sien à priori. La jeune fille roula sur le dos, leva les bras, paume des mains vers le plafond, comme pour s’étirer, mais se contenta de ne plus bouger et d’observer la peinture blanche du plafond entre ses doigts écartées. Plafond d’une chambre qui était la sienne depuis maintenant un an, ou un peu plus, ou un peu moins. Elle soupira et plaqua ses mains maintenant fraiches sur ses yeux et son front. Elle allait être bonne pour une nouvelle cure de doliprane avant de faire quoi que ce soit aujourd’hui. Un mal de crane insupportable l’assaillait régulièrement au réveil, surtout après un certain cauchemar, toujours le même. Les images qu’elle refoulait en permanence depuis plus de 3 ans lui revenaient pendant la nuit, quand elle dormait, pendant ce seul moment où elle ne contrôlait plus rien.
Elle chassa difficilement le visage de Shikyo de son esprit, roula sur le ventre et sortit un pied puis une jambe frileuse de sous la couette, pour attraper son portable qu’elle avait envoyé balader lorsqu’il avait sonné dans la nuit. Ou la journée. Pendant qu’elle dormait en tout cas. Elle ne savait pas très bien à quelle heure elle s’était couchée. Quelle était t-il donc. 16h46. Ah, bon, c’était raisonnable. D’un œil flou, elle fit défiler la liste de ses appels manqués. En tout, une dizaine d’appel manqué, toujours le même numéro, un numéro qu’elle ne connaissait pas. Et 2 messages vocaux. Comme quoi, ya des gens assez insistant. Une voix féminine un peu hautaine et assez exaspéré par le manque de réponse de Lucy résonna dans le combiné. D’après sque que compris Lucy malgré les grésillements et la qualité pourrie du son, la voix appartenait à une certaine Miyako, qui voulait la rencontrer, et lui avait donné rendez-vous le soir même à 18h, à Akihabara au center Game. Quelle drôle d’idée. La jeune fille posa l’appareil à coté de son oreiller et tira la couette sur sa tête. Un profond soupire s’échappa d’entre ses lèvres, tandis qu’elle se demandait où la jeune fille avait bien pu trouver son numéro. Elle préférait que les gens viennent directement la voir en général. Elle ne se cachait pas, loin de là, mais le téléphone, ce n’était pas trop son truc. Trop inhumain, trop froid.
Elle soupira une deuxième fois. Elle irait à la rencontre de cette fille, c’était sur. Mais l’entrain était pour l’instant clairement manquant à l’appel. Un an plus tôt, Yatano l’avait relativement forcée à reprendre du service à Tokyo, ce qu’elle avait fait en ronchonnant, mais elle l’avait fait, car extrêmement peu de Tuneur sillonnaient encore les rues de Tokyo. En ronchonnant car trop de nightmarients la croyait encore Pledge Queen. Et même un an plus tard, beaucoup l’appelait « l’ex Pledge Queen », chose qui avait le don de l’exaspérer. « Mince quoi, j’ai un prénom, jm’appelle pas Pledge Queen ou exPledge Queen ! C’est infernal. J’ai renié ce titre, j’en veux plus, je suis juste une tuneuse comme les autres. Ou presque. Bref! ». Dans un élan de motivation, la tuneuse bondit littéralement de son lit, attrapa une robe et une paire de collants dans son armoire et sortie de sa chambre pour aller s’enfermer dans la salle de bain. Elle en sortie facilement une heure plus tard, réveillé, propre, habillé, maquillée, presque motivée, et surtout en retard. Elle enfila un manteau et une paire de botte, et elle quitta l’appartement son sac sur l’épaule. Le métro lui donna l’impression d’être 4 ou 5 fois plus lent que d’habitude et lorsqu’elle sortie enfin à Akihabara, Lucy savait qu’elle était définitivement en retard, et se sentait légèrement coupable. Choses qu’elle détestait.
En entrant dans le Center Game, Lucy se répéta encore une fois que ce n’était décidément pas le lieu de rendez-vous idéal. D’abord le lieu était plein a craquer, et il allait falloir qu’elle cherche cette Miyako dont elle ne savait rien. Ensuite, un tsunami de sons venait d’attaquer violement ses précieuses oreilles, et elle était obligé de faire un effort un peu pénible de tri auditif pour ne saisir que les sons essentiels. Elle fini d’ailleurs par simplement se plaquer les mains sur les oreilles, car trop de sons tue les sons, et avança légèrement énervé vers le coin le moins agité du Center Game. Elle s’appuya contre un mur, non loin des flipper, pour commencer un tri des gens afin de trouver sa rideuse. Un « Putaain ! » lancé contre une machine retint alors son attention, et Lucy darda son regard sur une jeune fille aux cheveux long et … roses bonbons dont elle se voyait que le dos. La tuneuse se décolla du mur et se dirigea droit vers la jeune fille, elle avait identifié grâce au gracieux mot qui venait de s’échapper de ses lèvres. Lucy s’appuya sur le coté du flipper, ramena une mèche de cheveux derrière son oreille et fixa la rideuse de son regard vert et argent, attendant la fin de sa partie pour se manifester.

- Miyako c’est bien ça ? fit-elle, en haussant la voix légèrement et en se glissant dans son champs de vision, pour être sure qu’elle l’entende, ou au moins qu’elle lise sur ses lèvres. C’est moi Lucy.

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Dernière édition par Lucy le Ven 22 Fév - 16:38, édité 1 fois
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Miyako Watanabe

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MessageSujet: Re: Help me to fly [tuningLucy]   Jeu 24 Jan - 11:01

J'avais devant moi la reine des tuneurs. Ancienne ou actuelle je m'en fichais, si un jour elle avait eu le potentiel pour régner, elle l'avait toujours à mes yeux. Et c'était sans compter l'aura qu'elle dégageait, quelque chose de mollement noble, une sérénité qui dessinait encore une couronne au dessus de sa tête.
Jamais je ne m'abaisserait devant quiconque, mais cela ne m’empêchera jamais de montrer au grand jour mon admiration pour les gens que je considère dignes.

J'avais fini de m'énerver sur un flipper qui avait décidé de me faire perdre deux pièces. Les mettre dans un flipper était loin d’être intelligent lorsqu'on réclame un bénéfice quel qu'il soit, mais gagner était pour moi plus que bénéfique. Ça remonte un moral et un ego, de gagner contre une machine diabolique. Apres m’être retourné pour faire face à la jeune femme qui avait décidé de venir a rdv que je lui avait fixé, je m’arrêtais sur son apparence, chétive, un semblant naïve, une force éclatante dans un corps qui ne correspondait pas totalement a ce que j'avais entendu sur elle. Des yeux perçants, le genre de pupilles qui semble regarder au travers de votre âme.

" Lucy, enchantée. "


Les formules de politesse n'avait jamais été mon truc, ça m'était même complètement étranger. Seulement je n'étais pas impolie ou irrespectueuse, on peut envier le pouvoir et le désirer au point ou tuer n'est pas un obstacle, lui manquer de respect ne va pas avec cette envie.

Sans comprendre pourquoi, une boule sortait du flipper, je m'y affaquai alors, décidée à lui faire bouffer la raclée qu'il m'avait mis quelques minutes plus tôt. Une petite sonnerie plus tard, la boule tombait, mes mains s'excitaient sur deux pauvre boutons.

"Je te remercie d'avoir accepté mon invitation, en baissant les yeux tu verra aisément que mes trecks ne sont pas dans le meilleur état possible, et tu remarquera également que les modifications qu'on leur a apporté ne peuvent pas être revue par un novice. J'ai pour habitude de demander l'assistance des meilleurs, et je me vois honorée de te savoir à mes cotés"


Quelques mots maladroitement balancés, mes pensées hésitant entre ma fierté et mon respect pour cette jeune femme. Des bruits affolés recentrent mon attention vers le flipper
" Eh merde putain ! "
Perdu.



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Lucy

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MessageSujet: Re: Help me to fly [tuningLucy]   Ven 22 Fév - 16:55

Face à Lucy, la jeune fille prénommé Miyako c’était arrêté de jouer, et, les mains toujours posées sur le flipper, elle fixait maintenant la tuneuse. Lucy soutint quelques secondes les prunelles grises anthracites de la rideuse, avant de laisser couler son regard sur ses cheveux d’une couleur étonnante ondulant doucement le long du cou et du dos de la jeune fille. La rideuse, en plus d’être perchée sur des ATs, était relativement plus grande qu’elle, et se tenait très droite, ses longues jambes légèrement arqué mettant en avant ses formes sensuelles. Cette jeune fille était décidément magnifique, elle devait faire tourner bien de têtes.
Se rendant compte qu’elle était ouvertement en train de mater sa jeune femme, Lucy vrilla de nouveau son regard vers les yeux de Miyako, découvrant que la rideuse était aussi en train de la détailler. C’était une situation très étrange, comme si les deux jeunes filles étaient des lionnes se demandant ce qu’elle pouvait attendre de l’autre. Légèrement perplexe, mais pas vraiment gênée pour autant, la rouquine leva un sourcil, et s’appuya légèrement sur le flipper, comme si elle attendait la sentence. Celle-ci ne tarda heureusement pas à venir, et la tuneuse eu un léger sourire. C’était loin d’être de la moquerie, c’était un sourire un peu étrange, partagé entre diverses émotions contraires, et elle l’effaça rapidement, ce disant que ce sourire devait plus surement ressembler à une grimace.
La tuneuse était pour le moins étonné que la Rideuse soit honorée de sa présence, étant donné qu’elle avait plutôt l’impression d’être une lâche qui avait abandonnée le Nightmare et son écosystème, dont ses amis, peu avant un des pires désastres que les riders japonais avaient connus. Dans un sens, elle n’aurait pas pu prévoir ce qui allait se passer après son départ, mais cela ne l’empêchait pas de se sentir coupable, étant donné que malgré ses recherches elle n’avait jamais eu de nouvelles de ses anciens amis. Lucy chassa cette pensée de son esprit. Il fallait qu’elle arrive à prendre du bon coté ce que la jeune fille lui avait dit. Elle n’avait apparemment pas perdu sa réputation de tuneuse, et ses capacités n’avaient cessé d’augmenter durant les quelques années ou elle avait tuner à l’étranger.
La tuneuse jeta un œil aux ATs de la rideuse, avant de faire une grimace. Ils étaient vraiment en mauvais état. C’était assez courant chez les riders de niveaux inférieurs, mais la jeune fille semblait tout de même avoir une certaine expérience, et surtout, ses ATs n’étaient pas une production de série. Lucy soupira. C’était encore une nouvelle preuve que trop peu de tuneurs s’affairaient dans le Nightmare. S’il y en avait plus, les riders ne se retrouveraient surement pas avec des ATs dans un tel état de désolation. Sentant un mal de tête poindre entre ses oreilles sensibles, Lucy posa la paume fraiche de sa main sur son front, avant d’adresser à nouveau la parole à la jeune fille, tandis que celle –ci venait de perdre une partie qui semblait s’être déclenchée toute seule :

- Je le ferais avec plaisir, ça me fait beaucoup trop mal de voir des ailes dans un état pareil, répondit Lucy avec un sourire. Mais surtout, sortons d’ici, j’ai l’impression que ma tête avec exploser.

S’assurant que la rideuse lui emboitait le pas, Lucy se dirigea à grand pas vers la sortie. La violence des sons de cette salle, les lumières clignotantes de partout l’agressaient et la jeune fille eu un grand soupir de soulagement lorsqu’elle franchie les portes de sortie. Respirant l’air frais, bien que pollué, de Tokyo, la jeune fille tendit les bras vers la lune en s’étirant, puis forma une sorte de cercle avec les doigts autour de l’astre de la nuit.

- Décidément, je ne me sens vraiment bien que lorsque je vois le ciel, fit-elle à l’adresse de Miyako.

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