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 Mirage Solaire [Miyako]

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Tchaïkovsky

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MessageSujet: Mirage Solaire [Miyako]   Jeu 8 Nov - 17:41




    Agoria - Speechless (Gessafelstein Remix)

    Le jours se lève à peine et les rayons du soleil prennent le temps de formé une épaisse masse orangé. Sur l'océan, c'est l'astre dominant qui reprend son territoire, l'aube est là, pourtant à cette heure, un homme est déjà près. Perché dans son Penthouse, au cimes les plus hautes de son immeuble, il regarde de sa terrasse l'ordre céleste retrouvait son cours, café à la main, rien sur son torse, un simple jogging gris recouvrant ses jambes. La journée commence bien pour le blondinet, une fois la caféine ingurgité, une simple pression sur une télécommande et la musique entame son ballet sur la haute terrasse. Il s'étire gracieusement, n'oubliant aucun muscle, les courbatures ne sont pas les bienvenus. Les jambes sont les premières, ce garçon respire la souplesse, il répète chaque geste assimilé jusqu'à l'écœurement.

    Sept heures viens à sonner et le voilà en direction de la douche. L'eau ruisselle sur son corps tandis que sa tête retrace la journée à venir. Couché tard, il n'avait pas réussit à trouver un long sommeil et c'était levé aux aurores, sans plans, quelle rareté. Il profita de son temps libre, installé en serviette sur son lit, face à son ordinateur portable, à lire ses mails, faits rares en ces temps d'occupation. Beaucoup de pub inutile, deux mails retiendrons finalement son attention, deux invitations à des soirées différentes, l'une underground avec ce qui semblait être une ambiance parfaite, Gessafelstein, Justice, SebastiAn et Brodinski réunit dans les basfonds de Tokyo pour une soirée très privé. Il connaissait le terme très privé, signifiant drogue et autres hallucinogène sur musique extravagante, pourquoi pas ? Il y trouverait peut-être un peu de gaieté.

    Le problème survint lors de la lecture du second, une soirée officielle de gala en l'honneur des 200 ans du nouvel Opéra de Tokyo. Damnit ! L'angoisse, une réunion de friqué avec petit cocktail, jet set et champagne sur fond de musique classique... Qu'elle horreur ! Problème de cette soirée, il était l'hôte principal, le truc incontournable pour fêter cet anniversaire. Encore une soirée horrible où l'ambiance lui ferait regretter de ne pas connaître la mort et bien entendu, il serait encore non accompagné et alpaguer par une bande de bourgeoise écervelé pensant que l'argent fait la vie et que les pauvres n'ont qu'à devenir riche... Une haine insoutenable grimpa en lui. Il respira profondément en jurant tout haut. Finalement, il se retrouva planté devant son armoire, que des costumes, tous différents, mais surement trop porté car il claqua la porte de nerf. Il enfila finalement un jeans et un sweat à capuche au dessus duquel, il vint ajuster une veste en cuire noire. Pas de trecks en pleine journée, il se décida donc pour une paire de Nike assortit à sa veste.

    Le voilà, tout haine dehors, posé au milieu d'un magasin de luxe en plein quartier Ginza. Le taxi est une valeur sur de nos jours, se sera dur de se décidé, les modèles exposé sont nombreux et la plupart trône déjà sur un cintre, accroché à sa penderie. Il est d'une humeur massacrante et refoule les multiples vendeurs et vendeuses s'approchant un peu trop près. Ses pensées s'évadent et ils regrettent bientôt la douce musique qui s'élevait de sa terrasse. Il se met à errer sans vraiment faire attention. Il jette un coup d'œil aux personnes présentes, une pauvre femme, vêtu de fourrures, prêtes à taper un scandale si son Louis Vuiton n'est pas arrivé, un homme aux allures de farlouse qui finira surement dans une soirée masochiste, tout de cuir vêtu, à se faire fouetter par une cougar trop riche et trop conne pour ne pas comprendre qu'elle évacue simplement ses pulsions meurtrières dû au fait qu'elle se faisait toucher par son oncle quand elle était petite. Les gens sont des machines à haine.

    C'est alors, dans un mouvement de dégout que notre jeune héros ne prend pas garde et, au détour d'un rayon, percute un membre de la communauté humaine.

    Putain !...


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Dernière édition par Tchaïkovsky le Ven 30 Nov - 9:31, édité 1 fois
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Miyako Watanabe

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MessageSujet: Re: Mirage Solaire [Miyako]   Dim 25 Nov - 1:35




And it's the stars
The stars
That shine for you
And it's the stars
The stars
That lie to you ...





« But diamonds are the girls best friend» Belle vérité, et chose reconnue. La beauté du brillant, ça se voit à Noël,lorsque les décorations arrivent dans les villes et sur les stands des marchants, les bougies, les guirlandes, toutes les petites choses qui étincellent dans leur pupilles les attirent, nous attirent indéniablement.Les vendeurs en usent, il n'y a qu'a voir les vitrines des magasins de bijoux, ce sont les plus brillants qui apparaissent.

Un sourire en coin, je m'approchai de la vitrine de ce bijoutier de renommée. Des bagues aux carats exorbitantes, des courbes d'or prêtes à épouser avec merveille la nuque d'une femme fortunée. Des bracelets, des boucles d'oreilles. Tout. Tout irradiait mes yeux de merveille. Une rideuse, quant bien même elle arpente la fang, reste semblerait-il avant tout une femme. Je n'avais pas mes trecks aux pieds, mais ils n'étaient jamais vraiment loin, ballotté dans mon sac noir en tissu habituel, je marchais le long de la rue, les yeux ne quittant pas la vitrine.

jJheurtai quelqu'un. Logique, quand on ne regarde pas devant soi. Une jeune femme blonde platine dont les cheveux cascadaient magnifiquement dans son dos. Une odeur de fleur, une odeur enivrante. Elle était belle. Me renvoyant à l'image qu'elle devait avoir de moi, pauvre serveuse dont le rose des cheveux était délavé, à l'image de sa vie. Les vêtements troués par effet de style, parce que tout ce qui est trash et qui sort des convenances dérange et effraie.

Elle ne me regardai pas. Voilà l'image que je renvoyais. Si j'étais visible dans le noir du Nightmare, ici, devant une boutique de luxe, une fang rideuse n'est rien. J'aurai pu chausser mes trecks et défoncer ces vitres qui auraient paru si fine. Semer les flics qui n'auraient été qu'une poussière que j'expulsai par un souffle. Mais à quoi bon. Après avoir hésité sur le pas de la porte qui a elle seule puait le fric qui régnait dans l'enceinte de l'établissement, j'entrai.

Des souvenirs d'enfance qui reviennent, un sourire barra mon visage en écoutant ce silence a 2000 dollar minimum. Qui ici pourrait penser que je venais de ce genre de milieu-là, en posant les yeux sur moi ? Personne. Je tournai le visage vers la vitrine qui gardait précieusement les parures. Une rivière de diamants trônait. Les étoiles réunie autour d'un cou artificiel. Derrière elle se trouvait un miroir, lequel me renvoyait vicieusement mon image. Celui qui avait eu cette idée semblait l'avoir mit là comme pour un rappel, pour ne pas laisser les gens rêver « Eh regarde, regarde toi, et regarde cette beauté. Jamais tu ne pourra porter pareille beauté. Souviens toi. » . Oui, un cou en tissu peut être plus chanceux que n'importe quel être humain. Comme pour répondre à ce miroir je saisi mes trecks dans mon sac. Une pensée m’arrêta. Non. A quoi bon.

Je sortais alors du magasin par la porte qui menait à un hall qui donnait accès aux autres boutiques toutes plus luxueuses les unes que les autres. Tout était là, vêtements, maroquinerie, bijoux, aliments... Moi rideuse, j'étais perdue parmi tant de choses qui brillaient. Une petite fille passai devant moi avec sa mère, elles étaient habillées pareil. Ridicule, tout le monde sera d'accord, mais je souris face à cette complicité que j'avais perdu bien trop tôt avec celle qui m'avait mise au monde. Elles étaient belle toutes les deux, et comme obnubilée par ces deux là, je les suivais. Ne regardant pas où j'allais, je suivi ces deux personnes qui étaient comme une matérialisation de mon passé si brillant. Elles entrèrent dans une boutique, je leur emboîtai le pas. Comme un aimant attiré par un morceau de fer.

Elles engouffrement entre les manteaux en cuir et les chapeau qui ne se portent que lors de grandes cérémonie, comme décidée à ne pas couper le cordon une seconde fois, je les suivai.

Je les suivais, pourquoi, dans quel but, je n'en savais moi-même rien. J'heurta quelqu'un. De nouveau, mon corps entrai en contact avec un autre. Chose que je détestais. Dans la collision je fis tomber mon sac noir. Un boum qui me fit horreur, heureusement que je savais mes trecks plus résistants pour s’abîmer par une petite chute comme celle-ci. Ne regardant même pas la personne qui avait fait tomber la chose qui était le plus important pour moi en ce jour, je m’agenouillai et les ramassais, ne me gênant pas pour les sortir et vérifier si rien n'avait été abîmé. Auquel cas je le tuerai. Enfant, mère, vieux, il était mort. Je fis glisser mes doigts sur les lames, comme une vieille peau riche et folle aurait fait chanter les bords de son verre en cristal. Ils n'avaient rien. Mes ailes étaient toujours aussi parfaitement noircies. Souillées.

Je me relevai après avoir remis mes trecks dans leur sac, et regardai la personne qui avait commis cette erreur. Un homme, la vingtaine, se trouvait devant moi, habillé en noir, les cheveux blonds, le regard froid. Je le fixai, un regard aussi glacial peut-il être était pas le genre de chose qui me dérangeait. Et encore moins m'effrayait. Quelques secondes s’écoulèrent, aucun son ne sortait de sa bouche, tout ce qui m'avait permis d'entendre sa voix n'était qu'un «Putain» mochement lâché quand on s'était cogné. Maintenant celle qui avait le plus de raisons pour lâcher ce genre de mot, c'était moi.

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Tchaïkovsky

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MessageSujet: Re: Mirage Solaire [Miyako]   Ven 30 Nov - 9:27



    Kid Cudi - The Mood

    Les dès incertains du destin laisse encore leurs chiffres parlaient, révélant aux pauvres mortels ses desseins intriguant. La rage de notre jeune danseur est puissante, elle lui parcours le corps, des pieds jusqu'à ses tempes où le sang viens taper la mesure. Après un bel exemple de vulgarité, il fit mine de se tourner, trop tard. Un objet lourd a heurté le sol, mais avant une quelconque réaction prévisible, tout a changé. Comment est-ce possible ? La forme devant lui a bougé si vite qu'il lui fut presque impossible de la sentir. Si un corps ne se tenait pas devant lui, il aurait juré que personne n'avait heurté son dos. Premier coup, il ne la ni entendu, ni sentit arrivé. Son ouïe si fine et son sens aiguë de la perception avait fait de lui un redoutable prédateur, alors comment ?

    Son iris écarlate guide son compagnon bleuté vers les pieds de l'inconnu. C'est sans se presser que son regard remonte les longues jambes de ce qui semble être un humain. D'après la finesse musculaire de membres inférieur, il s'agit probablement d'une femme, possédant d'ailleurs des atouts indéniables et des jambes de mannequin. Lorsqu'enfin, il arrive aux parties intimes, ses yeux le portent vers quelque chose de beaucoup plus intéressant que l'organe sexuelle, une paire d'Air Trecks. Un modèle qu'il ne connait pas, ce qui signifie qu'il n'est ni légal, ni limité par les bridages conventionnel. Celui ou celle qui tient les trecks au creux de ses mains face à lui n'est pas à prendre à la légère, il ne s'agit tout simplement pas d'un humain, mais d'un ailé.

    Les courbes sont magnifiques, aiguisées, harmonieuses et dangereuses, presque surnaturel. Noir, plus sombre que la nuit elle-même. Il a du mal à détacher son regard de ces beautés, mais il est temps de rencontrer les yeux de leur possesseur. Au dessus des lames se trouvent une autre paire, mais pas de trecks. De magnifiques seins, galbés à souhait. Alors apparaît le deuxième coup dur pour notre jeune outsider. Le visage d'une femme tutoyant venus, faisant d'elle une égale, une simple copie de se que représenter la plus belle des femmes. Des traits fins, dessinés par la déesse elle-même, un jolie nez et des lèvres... Quelles lèvres, si puissante, légèrement pulpeuses, agressive et si désirable. Ses cheveux roses ondulés laissaient tomber leur mèches sur ses épaules. Mais un dernier point vint parfaire ce tableau déjà si remplit, son regard plus froid qu'une nuit d'hiver.

    D'un geste, elle avait rangé ses deux beautés et fixait sans sourciller le jeune homme droit dans les yeux. La peur n'avait jamais pu s'infiltrer chez cette femme, où alors elle avait été chassé à grands coups de pied dans le derch'. Un charisme affolant, une beauté troublante et l'aura d'une tueuse. Tchaï ne laissa rien transparaitre, ni admiration, ni sourire, rien de plus que son regard froid venant se confronter à celui de la jeune inconnue. Le silence prit soin de les entourer d'une bulle imperméable. Elle ne le reconnaissait pas, un point pour lui, elle semblait se balader sans trop savoir pourquoi ou comment. La colère qui avait auparavant habité totalement le jeune homme avait juste disparus, supplanté par la surprise.

    Cette jeune femme l'intriguait au plus au point, il ne voulait pas quelle parte, trop de personne superficielle arpentait les rayons de se magasins. Il lui fallait une approche... Et s'il creusait plus loin dans sa mémoire, il lui fallait une cavalière pour le bal de ce soir.

    Les choses ne se passent jamais comme prévu apparemment. On croit vivre parmi les ombres et c'est la nuit elle-même qui fait son apparition. Mais je suis sur que la nuit possède la politesse nécessaire aux excuses quelle doit formuler.

    Il laissa un temps passer, sans trop espérer de réponse. L'apparence ne fait pas tout dans la vie, il en savait quelque chose. Ses yeux n'avaient pas quitté les siens et l'écarlate iris tenté de passer à travers son âme.

    Kyoshiro. Dit-il en tendant la main.

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Miyako Watanabe

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MessageSujet: Re: Mirage Solaire [Miyako]   Dim 23 Déc - 20:25


J'avais emprunter de nombreuses routes noircies par les riders les ayant arpenté. Des ténèbres qui s'étaient imprégné dans mes iris, un noir fantomatique dont j'aimais user lorsque la vie m'imposait de rencontrer un être. Une sorte de parade mortuaire, une image néfaste que je tente d'infiltrer dans l'esprit de la personne présente devant moi pour qu'elle trace tout simplement sa route, et n'oublie jamais le cauchemar qu'elle a pu voir dans mes yeux. J'avais usé à de nombreuses reprises de ce que je me plaisais à appeler un don. Repousser les gens comme un produit repousse les nuisibles. J'avais usé à de nombreuses reprises de cette capacités, et n'avais jusqu'alors rencontré aucune noirceur pouvant me faire ciller.

C'est dans cette boutique où tout être humain, où tout être raccroché à la terre se baladait mollement que je rencontrai ce que je n'avais jamais vu dans le brouillard du Nightmare. La glace noirâtre d'un regard qui ne craint rien. Après m'être joué si souvent de la peur de mes interlocuteurs pour leur trancher la gorge par surprise, je découvrais le noir que laissait le vide derrière lui.

«Les choses ne se passent jamais comme prévu apparemment. On croit vivre parmi les ombres et c'est la nuit elle-même qui fait son apparition. Mais je suis sur que la nuit possède la politesse nécessaire aux excuses qu'elle doit formuler»

La glace s'était transformé. Fondu après avoir posé les yeux sur mes deux fiertés. Mes trecks, dont je voyais les étincelles des lames, désormais briller dans les pupilles de l'homme qui se tenait devant moi. Je laissai de côté son physique, la classe qui s'échappait de chaque pores de sa peau, et de la poésie qui transpirait avec volupté de ses mots. Une voix posée, dansante. Comme une valse qui s'élance entre deux partenaires, et explose lorsque le rythme est donné en un tango passionné. La sensualité, une aura presque sexuelle s'échappait de lui. D'où venait-elle, je n'en savais rien. Cette sexualité si propre à une violence carnassière.


«Kyoshiro »

Je ne répondait pas face à sa présentation, renouant avec le luxe auquel ma vie d'enfant m'avait habitué, ne comprenant pas d’où me venait cette familiarité, supposant que c'était parce qu'il sentait l'argent à plein nez. C'est alors que je réalisais pleinement dans quel lieu je me trouvais. Une boutique luxueuse de vêtement pour homme. Détournant le regard, posant mes yeux sur les costards autour de moi, des nombres à trois, voire quatre chiffres. Je reportais mon attention vers l'homme face à moi Rendue mal à l'aise par cette ambiance qui me rappelait trop mon enfance qui avait volé en éclats avec trop de brutalité. Crispant mes mains sur la seule chose pouvant me calmer. Ce tissu puant la pauvreté enveloppant la plus grande richesse de ma vie. J'observais sa main tendue. Aucun contact. Je ne pouvais accepter aucun contact.

Je relevai alors le menton, accrochant son regard.

Jugeant qu'il y avait trop peu de chances que je rencontre un rider dans un lieu pareil, je me demandai alors comment la vue de mes trecks ne l'avait pas fais réagir d'avantage. Je baissai rapidement les yeux vers le sol, des baskets. L'idée que ce soit un Gmen me traversait rapidement l'esprit, laquelle je rejetai tout aussi vite. S'il avait vu mes trecks, il me serai tombé dessus. Qui était cet homme qui me tendait la main. Décidée à comprendre, je fis une chose qui ne me ressemblait pas du tout. J'ouvris alors la bouche

«Les dégâts auraient pu être plus importants, je m'appelle Miyako.»

J'avais avec évidences fait allusions à mes trecks. Je troquai alors la noirceur de mon regard par quelque chose face à laquelle les hommes ne peuvent rien, la sexualité.

«Vos excuses sont acceptées, je ne m'attendait pas réellement à entendre un tel langage dans une boutique où les gens parlent à voix basses.»

Son «putain» était le premier mot que j'avais entendu de lui, lequel tranchait indéniablement avec la phrase qu'il avait déblatéré quelques minutes plus tard. Était-ce un jeu qu'il s'imposait pour une quelconque raison? Quoi qu'il en était, il était stupide s'il considérait que je venais dans un tel lieu par volonté. Attirée par les deux personnes qui m'avaient interloqué, j'étais arrivée ici par pure erreur.

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Tchaïkovsky

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MessageSujet: Re: Mirage Solaire [Miyako]   Mar 22 Jan - 17:32


    Presence - Justice

    La plupart des gens se parle sans jamais se comprendre, ils vont et viennent dans la vie des autres sans jamais s'y intéresser et par dessus tout, ils ne cessent d'être convaincu de détenir le savoir, dont ils ne savent rien. Dans ce vaste cinéma où tous les acteurs sont classé série B, il existe une espèce plus rare, conscient de la dangerosité de la vie, des méandres de l'existence et de la brièveté du monde et en cette heure chaude dans cette boutique affriolante, deux d'entre eux se tiennent face à face, jaugeant l'autre avec prudence et retenus comme le ferait deux animaux. Un homme, une femme, le début de tout.

    La belle inconnue tarde à se présenter, elle si belle que son identité en viendrait à gâcher un tel mystère et malgré la curiosité nouvelle dont fait preuve notre héros, il est difficile pour lui de se décider entre envie et danger. Rien n'est laissait au hasard, le moindre détail compte et elle en est consciente, les mots ne sortent pas à la légère et chaque réaction reste analyser et décrypter par un sens réptilien, inaccessible aux restes des acteurs de cette planète. Les yeux rouges de son homologue parcours son corps sans gène et malgré l'impudence, il reste sobre et apprécie ses formes. Elle finit par ouvrir la bouche, sans répondre à sa poignée de main.

    La bombe est lâché, son nom résonne comme une promesse, celle d'une vie de souffrance et de puissance. Miyako. La noirceur de son être est en parfaite opposition à ce que représente son nom. Elle ne prend pas de détour et s'autorise même une pique, se sachant fautive. Une sensation étrange envahit alors le jeune Kyo. Perplexe, il fouille dans son âme et laisse son regard se perdre dans ceux de la belle, mais rien n'y fait. Il est piqué au vif par une chose nouvelle. Une donnée supplémentaire c'est ajouté à ce tout. C'est en fixant la dame qu'il s'aperçoit de l'évolution de la situation, son regard a changé. L'animosité à disparu et malgré le manque d'information, elle a finalement décidé que le jeune homme ne serait pas un danger.

    La luxure... Vaste sujet plaisant à vivre autant qu'à compter, c'est ce qui émane à présent de son être, étrange, lorsque l'on connait les mots qui suivirent les banalités d'usages. Des excuses ? A quelle moment ? Et une surprise de taille, un premier contact non agressif. Le blondinet sans retrouve sous le charme, brisé dans ses certitudes, bafoué dans son intime par cette femme au charisme égalant sa beauté. C'est la première fois pour lui. Un tout nouveau jeux vient de débuter, celui de la conquête où chaque protagoniste avance lentement ces pièce vers un but précis, mais quel est-il ? Se sera la surprise.

    Il répond finalement à son regard, sans trop baisser sa garde et après réflexion, se laisse emporter dans un élan de sauvagerie.

    Pourquoi ne pas laisser tomber la partie où je cherche à vous impressionner et où habilement, vous résistez par fierté et passé directement à quelque chose de plus amusant. Voici les faits, ce lieu si hautain ne me sert qu'à enrichir ma garde robe pour une soirée auquel je suis invité... Mais pour laquelle je suis sans cavalière.

    Il laisse un moment à Miya, le temps d'assimiler l'information et d'analyser une approche si directe, dénué de tout mensonge et tromperie. Une telle franchise n'est jamais facile à intégrer pour l'espèce humaine, habitué à lire entre les lignes, à savoir se cacher derrière des formules toute faite, laissons ça aux faibles.

    Voilà ce que je vous propose, vous m'accompagnais à une soirée dont vous connaissais rien, avec un homme dont vous ne savais rien et, en bonus, je vous laisse le soin de choisir mon costume, pendant que je m'occupe de choisir la votre.


    Proposition pour le moins surprenante, en plus d'un jeu dont la perversité ne fait aucune doute, il lui propose un cadeau en plus d'une soirée. Nouveau silence tandis que ses yeux ne relâche toujours pas cette connexion sensuelle.

    Qu'en dites vous ?

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MessageSujet: Re: Mirage Solaire [Miyako]   Dim 27 Jan - 18:52





Il parait que les retours aux sources font toujours du bien. Que c'est quelque chose de revigorant. Alors pourquoi sa proposition de me vêtir pour une soirée qui avait tout l'air d'être bondée de cocktail de robes de soirée, de bijoux merveilleux, me faisait froid dans le dos ? Il aurait bien ris si je lui avait dis que moi, jeune femme au regard vulgaire été née dans le milieu auquel il me pensait étrangère.

Je le regardai, n'ayant relevé que sa proposition. Il est vrai qu'on apprend à toute jeune fille de ne pas monter dans la voiture d'un inconnu, de ne pas les suivre même s'ils vous propose n'importe quel cadeau. En moi se battaient de part distinctes. L'ombre etait silencieuse, il n'y avait que la jeune femme et la rideuse qui se livraient un combat qui devait se lire sur mon visage. Prudence ou danger, la stupide hésitation entre un canapé et une robe de soirée. Ce soir la rideuse gagnerait, et s'habillerait de la plus belle façon qu'elle pouvait l'être depuis des années.

Je restais cependant silencieuse devant sa proposition. Me posant la question la plus fondamentale face à ce genre de situation : Pourquoi cet homme m'invitait-il ? Doutant qu'il parviendrait à me faire du mal car il était hors de question que je me sépare de mes trecks, et surtout au vu de sa franchise qui m'avait fait taire. Toujours plongée dans son regard, j'examinais la bête face à moi, il ne pouvait n'y avoir qu'honnêteté dans le regard d'un homme aussi sur de lui.

Pour toute réponse il n'eut qu'un sourire. Sourire qui se voulait séduisant. Pauvre distraction pendant que je faisais résonner ses mots exactes dans mon esprit. Cherchant la faille, celle qui me montrerait qu'il ne jouait qu'un jeu. Celle qui me prouverait que la robe n'était qu'un appât, et la femme qu'une proie. Rien ne venait. Et pour la première fois je ne savais que penser face à quelqu'un. Mes vieux démons tentant de remonter la surface pendant que je les chassais d'un mouvement rapide de la tête afin de trouver le costume qui irait vêtir les épaules de l'homme face à moi.

Mes yeux volèrent de portant en portant, tentant de me familiariser avec ce qui m'entourait, appelant mes souvenirs, ce que j'avais vu, compris, assimilé jusqu'à mes 17 ans. Aller Miya, tu t'en souviens et tu le sais.

M’avançant vers les portant, j'observais les vestes de costumes. Je portai alors ma main sur le tissu de l'une d'elle. Mon toucher sur le tissus, dont je reconnais l'épaisseur et la grosse toile du costard anglais, renvoyait à mon esprit l'image de la rigueur et de la discrétion du costume anglais. Un sourire sincère naquit sur mon visage face au souvenir de ce que j'avais appris il y a des années. Je continuais ma marche vers un autre portant, et répétais les même gestes, les yeux fermés. Cette fois, ce fut la légèreté, l'extravagance, le chien fou d'un costume italien qui me vint en tête.

J'imaginais mon interlocuteur avec un tel costume, la classe associée au classique d'un costard. Ce fut la femme, séparée de toute agressivité qui senti sa bouche se faire mordre par ses dents, sans qu'elle ai commandé le moindre geste de leur part. Je décrochais une veste grise, me dirigeant vers le portant opposé où étaient installés les pantalons. Posant mes yeux sur l'homme qui n'était pas loin, je jaugeais ses hanches, et décrochai un pantalon gris dont j'avais méticuleusement pensé la taille. Tout était à porté de main, c'était ça, la richesse d'une boutique de luxe. C'est ainsi qu'en ne faisant que deux pas j'avais attrapé une magnifique chemise blanche dont le tissu était plus que léger, et une cravate bleue marine.

Me retournant vers l'homme a qui ces vêtements étaient destinés, j'ouvris la bouche,

«Je ne sais pas pourquoi j'accepte une pareille invitation. Du moins si, mais j'ignore la raison pour laquelle j'ai si peu hésité. C'est pourtant le schéma bête de la jeune femme qui se fait amené dans un lieu inconnu par un homme inconnu. Allez savoir pourquoi, mais j'ai confiance en vous. Et j’espère par conséquent que ma tenue sera à la hauteur de ce costume. »


Un sourire franc naissait ainsi sur mon visage, il y a de cela longtemps qu'une telle chose n'était pas arrivée. Avant, voir ma carapace se faire briser devant un inconnu m'aurait fait fuir, mais aujourd'hui il n'en était rien, je me laissais porter.

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