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 La cage aux oiseaux.

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Agarta Strauss

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MessageSujet: La cage aux oiseaux.   Ven 7 Déc - 15:36

Yann Tiersen : Rue des cascades




Une note dissonante rompt la fanfare.

Un étrange silence résonne. Un silence qui n'en est pas un. Autour d'elle l'atmosphère bourdonne de de murmures et cris en tout genre. Le zoo de Tokyo n'est pas le lieu le plus silencieux qui soit, mais il donne à Agarta une impression de non-bruit. Dans son regard émeraude, inexpressif, elle observe toute cette vie de passage. Si l'on s'approche d'elle on pourrait y voir défiler les ombres des silhouettes. Des tâches de couleurs indistinctes, des nuances imperceptibles en mouvement. Deux pupilles théâtre du temps qu'il passe. Puis les yeux se voilent de longs cils, et la jeune fille détourne son regard.

Cet endroit la met mal à l'aide. Pétrifiée sur un banc en vieux bois humide, elle a les yeux rivés vers une grand cage remplie d'oiseaux multicolores. Elle avait du temps libre et, en début d'après-midi, elle avait décidé de visiter le zoo de Tokyo dont on lui avait tant parlé. Depuis qu'elle est petite, Agarta n'a jamais vraiment apprécié les zoos, et elle avait oublié pourquoi. Maintenant elle se souviens. A-t aux pieds, elle avait parcourus le zoo d'une lente cadence. Au fur et à mesure de ses allées, son angoisse avait été croissante. Jusqu'à son paroxysme, là, devant cette cage. Ces grandes allées ensablés, toutes ces familles joyeuses, ces enfants euphoriques, tout cela lui fout les jetons. Elle regarde derrière les barreaux, ces créatures qui n'ont qu'un semblant de vie, qui ne sont qu'une réplique d'eux-même à la merci d'un public avide. A la vue de ces animaux, un serrement lui prend le cœur. Et quand elle entend le rire des enfants, les larmes lui venait aux yeux.


A mi-chemin entre une prison et un cirque, cet endroit n'avait pour elle rien de divertissant.

Alors elle reste assise. La fraîcheur de l'automne la pénètre doucement, et le vent déplace ses boucles rousses sur son visage. D'un faible geste de la mains, elle déplace la mèche rebelle et la place derrière son oreille. Elle joue distraitement avec les roues de ses a-t, les faisant glisser sur le sol sablonneux, qui les ramenant en arrière. La jeune femme est glissée dans une triste torpeur. Elle se sent comme devant un spectacle de clown, une chose sensée être marrante, sensée amener la joie, mais qui lui glace les entrailles. Au final elle ne sait même plus pourquoi elle est là, elle à oublié la curiosité qui la poussé à venir visiter ce lieux. Agarta est prisonnière d'une peur diffuse, d'une angoisse qui l'enserre à la vue de la cage à oiseaux. Elle sent qu'elle se perd, elle sent son corps tomber dans un étrange endormissement. Alors distraitement, elle se pince le dos de sa mains gauche, si fort qu'elle en laisse une trace d'ongle. La légère douleur la réveil, et elle se lève brusquement.

Elle décide de s'approcher de cette cage qui l’effraie. Le doigt caressant la ferraille qui les enserre, elle lève les yeux vers l'un des volatils au plumage bleuâtre. Elle se mord les lèvres, comme pour calmer un espèce de cris qu'elle sent enfler dans ses entrailles. L'oiseau regarde au loin, fixant un point invisible. Les billes noires qui lui servent de yeux luisent sous la pâle lumière d'un soleil fatigué. Et là elle retrouve enfin le bruit, elle entend le vent faire bruisser le plumage des oiseaux, elle entend les feuilles remuer. Le seul son qui est vrai, le seul qui ai ici de l'importance. Elle concentre son attention vers l'oiseau bleu. Il bouge à peine, remuant seulement ses ailes de temps en temps, comme pour chasser des mouches invisible. Agarta inspire l'odeur de la terre mouillé, cela la calme un peu. Elle pose à présent sa deuxième mains, et empoigne le grillage, comme dans le volonté de l'enlever. Ainsi accrochée à cette barrière, fixant l'oiseau bleu, elle se sent comme prisonnière, à l'extérieur de la cage. Témoin d'une captivité qu'elle ne veut pas voir, mais se sent obligée de supporter. Sa gorge se serre, et elle sent un frisson courir le long de sa colonne vertébrale. Puis elle soupire, et lâche lentement les barreaux. Elle tourne ses paumes vers elle. La jeune fille a serré si fort qu'elle a à présent des traces rouges, légèrement creusées. Un faible bruissement retentit, et Agarta lève les yeux.


L'oiseau bleu a pris son envol, et tourne en rond dans sa cage.

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"I hear the thunder but there's no rain, this type of thunder breaks walls and window pain..." Thunder - Prodigy


Dernière édition par Agarta Strauss le Ven 15 Fév - 22:32, édité 1 fois
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Jikan

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MessageSujet: Re: La cage aux oiseaux.   Mar 11 Déc - 21:02

Lies

Enfoncé dans le canapé, la lassitude me guette. La télévision continue de déblatérer son flot incessant de débilités. Y'a pas une chaîne pour rattraper l'autre. A part peut-être celle qui diffuse de bons animés, mais ça se fait de plus en plus rare ces trucs. Je me rends compte de mon état lorsqu'une chaîne musicale décide de passer la dernière débilité qui fait un carton dans le monde. J'enrage. Je décide de me reprendre. Et ça commence maintenant.

Le casque vissé sur les oreilles, la chemise grande ouverte, je me glisse dans la chambre où Mihu dort. J'enfile une veste et un jean, mes trecks et dépose une marque de mon amour sur le front de ma belle. Je rejoins le salon où la télé continue d'éclairer la pièce. Je l'éteins d'un mouvement, récupérant clopes, portables et clés au passage. Une brise fraîche me cueille lorsque j'ouvre la fenêtre. Le plaisir de retrouver mon ami le vent.

Je me lance dans le vide la tête la première. La sensation est énorme, bien qu'un poil répétitive depuis le temps que j’exécute la même manœuvre. L'adrénaline met un peu plus de temps que d'habitude à monter. Je la booste un peu en posant mes ailes sur le mur. L'exercice est compliqué. Faire adhérer les roues à une surface verticale à cette vitesse est assez difficile. Je me loupe sur un appuis et suis contraint de me rattraper avec un salto. J’atterris sur mes pieds quelques mètres plus bas.

Que vais-je donc bien faire en cet début de soirée ? Quelle rencontre intéressante le hasard mettra-t-il sur ma route ? Pris par une envie venue d'on ne sait où, je décide de me diriger vers le zoo. Peut-être ma fibre humaniste qui s'éveille. Au fil des secondes, une autre idée me vient. Je me prends à comparer le zoo et la musique à la télé. Ou comment enfermer dans une cage ce qui devient magnifique à l'état libre. Réduire mon choix à une simple métaphore me paraît un peu trop réductif, même si je suis fier de ma comparaison.

J'arrive devant un des murs d'enceinte de ma destination. Hors de question de payer un billet pour voir des animaux enfermés. Deux pas d'élan, un saut et je me retrouve de l'autre côté. Le bruit des bêtes et des humains m'assaillit malgré le volume de ma musique. Je n'ai pas choisi l'endroit le plus calme. Je continue mon chemin, regardant avec pitié les bestioles exposées telles des œuvres d'art. Je suis encore plus dégoûté quand j'arrive devant des cages à oiseaux.

Et alors que mes yeux parcourent la vitre, je croise un reflet assez étrange. Celui de deux yeux émeraudes, en tout point semblables au miens. Je m'approche discrètement, essayant de suivre la direction des pupilles de la jeune femme. Je parviens à déterminer qu'elle suit du regard un oiseau au plumage d'un bleu presque fluorescent. J'attends quelques minutes que les alentours soit plus calmes avant de faire glisser mon casque sur mon coup et de lâcher quelques mots.

« Si tu veux, je connais un moyen de lui rendre sa liberté. »
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Agarta Strauss

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MessageSujet: Re: La cage aux oiseaux.   Dim 23 Déc - 18:24


Massive Attack - Future Proof



Un étranger entre dans son périmètre.

Comme un nageur remontant à la surface, Agarta cligne des yeux et revient lentement à elle. Puis soudainement un tressaillement la parcours, et elle tourne la tête en direction de la voix. Ses yeux rencontre un regard émeraude, semblable au sien. La jeune femme se perd momentanément dans ses yeux, puis remarque qu'ils appartienne a un homme, d'environ son age, un peu plus grand qu'elle. Les mains toujours accrochées fermement aux barreaux de la cage, la canadienne penche la tête et fixe l'inconnu.

« Ah oui ? »

Sur la défensive, comme un animal acculée, la jeune femme observe l'homme. Le détaillant, elle baisse les yeux jusqu'à ses pieds et remarque ses air treck. Rider. Peu-être venu ici par la même curiosité lugubre qu'elle, à la rencontre des volatils. Pour les riders, les oiseaux leur métaphore : leurs plumes sont leur air treck, leurs ailes sont leur road. Et le ciel le nightmare. Tout pareil. Né pour vivre au sein du vent, pour parcourir les hauteurs, leur captivité provoque l'indignation. Un malaise diffus qui tord le ventre de la canadienne.

Puis elle accepte cette présence.

Peu-être est-ce parce qu'il a les mêmes yeux qu'elle, peu-être est-ce parce que lui aussi à dérivé jusqu'à cette endroit, ou peu-être encore est-ce à cause de sa proposition, mais la méfiance d'Agarta s'atténue. Restant tout de même sur ses gardes, elle détourne enfin le regard, et le reporte vers les oiseaux captifs. L'oiseau bleu plane, esquissant des cercles dans son espace restreint. Le spectacle de ce bout de ciel retenu prisonnier lui donne presque la nausée, et la proposition du jeune homme lui semble alléchante. Pouvoir libérer ce ciel...

Elle dessert l'étreinte de ses doigts, et lâche les barreaux. Elle frotte ses mains l'une contre l'autre, un peu endoloris, en fixant les oiseaux qui s'agitent. La canadienne fait craquer ses doigts, un a un. Elle analyse la cage, les barreaux sont solides, elle n’aperçoit pas d'ouverture. Peu-être qu'une porte est là, quelque part, dissimulée au regard des badauds, et accessible uniquement grâce au trousseau de clé de ceux qui travaillent dans le zoo. Une ouverture à exclure, donc. De plus, des visiteurs errent encore de ce côté ci, montrant les volatils du doigt, s'extasiant devant leur plumage coloré.

" Et comment compte tu t'y prendre ? " sortit-elle d'une toute petite voix.

L'idée la traverse que ce n'était qu'une parole en l'air, et peu-être même une simple blague. La jeune fille se mord légèrement les lèvres. Une graine d'espoir germe en elle, l'espoir que peu-être la liberté est possible, que les cages peuvent être brisé. Une vrai métaphore les oiseaux, un symbole intrinsèquement lié aux coeurs des riders. Le malaise grandissant appelle avec lui une indignation qui gonfle dans le coeur de la jeune fille. La phrase de l'homme à éveil en elle un désir de justice, de vengeance. Un désir de liberté sans fin. Elle lève ses yeux brillant vers les hauteurs, submergé par un élan.

Un élan qui demande de l'action.

" Si tu as pour but de jouer le justicier pour oiseau, je te suivrais Monsieur l'Inconnu."



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Seiji Miki

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MessageSujet: Re: La cage aux oiseaux.   Lun 18 Fév - 21:52

Le réveil annonçait 6h30 lorsqu'il sonna. Ma chambre était plongée dans une obscurité où j'avais veillé qu'aucune trace de lumière ne s’immisce. Poussant le détail jusqu'à acheter un réveil électrique qui ne montre l'heure que lorsque l'on appui sur une bouton. Nous étions dimanche, jour où normalement toute personne s'accorde une grasse matinée, je me lève à la même heure que chaque jours. L'homme ne perd jamais plus son temps que lorsqu'il dort, et j'ai bien trop de choses à accomplir du haut de mes nouvelles fonctions, pour me prélasser dans un lit jusqu'à midi.

J'effectue un rituel quotidien digne de toute femme d'affaire à la tête d'une grande société. Une rigueur, une hygiène de vie. Je fais tout d'abord mon lit, vieille habitude datant de mon enfance. Ensuite, ma dose de caféine pour accueillir cette journée avec le plus de lucidité et d'énergie possible, ceci avec un jus de fruit. J'allumais la radio avec cela, toujours être tenue au courant des dernières nouvelles, des derniers exploits des riders. J'étais sur la trace de hauts rangs qui avaient appelé les autres pour un "Rebirth", replongeant la ville dans la puanteur désastreuse des trecks et de leurs combats obsessionnels écoeurants.

Je me dirige ensuite dans mon salon, déroule un tapis bleu, et enchaîne soixante abdominos, trois minutes de gainages, et une heure de vélo d'appartement. Mon emploi nécessite une forme physique irréprochable, autant du haut de mon statut de chef Gmen, que de femme, il fallait que mon corps soit opérationnel à tout moment. Ceci fini, je filai à la douche qui fut réglée en moins d'une heure. Jean pull léger à col roulé, mascara simple, une légère touche de parfum, des baskets, j'étais prête.


9h00


L'avantage d'être patron était le fait que j'avais les clés du bâtiment.J'étais donc dans l'enceinte des bureaux Gmens, mais n'accordait cependant pas la moindre attention aux dossiers en retard, et aux post-it sur mon bureau me disant de rappeler telle et telle personne. J'ouvrai la porte menant aux sous sol et me dirigeai d'un pas sûr vers les stands de tirs.

Mes pas résonnaient dans la salle vide, j'ouvrai l'armoire où dormaient les armes et leur balles. Laissant mes yeux caresser chacune d'entre elles, je commençais par saisir le casque de protection et le mit sur mes oreilles, puis mit les lunettes. Et c'est à ce moment-là que je m'autorisais le premier frisson de ma journée. Je saisi un calibre 4.5 BB, ses 50 coups permettaient une certaine liberté de tir lorsqu'un rider était prit dans les filets du Gmen. Je l'empoignais, fermant les yeux, souriant. Je le reposais un instant pour retirer mes chaussures et mes chaussettes, préférant ressentir le sol, les vibrations, la terre a tellement de choses à partager. Je récupère le pistolet et me dirige face à une cible. Elles étaient toutes en place, prêtes à être tuées. Un coup, un départ, une vibration, un délice. Je fais trois pas en arrière, retire, arrivée en pleine tête, le rider est mort. J'entreprend un déplacement vers la droite, seconde cible, l'oiseau est à terre, une balle dans le crâne. Ma jambe gauche passe devant la droite, un pas de course, mort, son cauchemars l'a emporté. Mes pas s’accélèrent sans se faire lourds, ils ne m'entendront pas arriver, mon dégoût la saisi en plein vol, j'imagine son sang couler, la mort l'emporter. Le sixième est touché à l'épaule, je m'arrête net l'espace de deux seconde, et, de colère je cours vers la cible. De front. Pose l'arme sur le crâne dessiné et appui sur la détente.

13h45

Je m'accordai alors la détente par excellence pour un dimanche selon moi, une ronde. Armée, j'avais par courtoisie et respect, couvert mon arme par un blazer qui tombait jusqu'à mes cuisses. Rien ne me semblait inquiétant, j'allais alors à mon endroit rituel le dimanche, le zoo.

Voir ces animaux en cage ne me révoltais pas contrairement à beaucoup, j'admirais ceux qui avaient réussi à enfermer un lion ou un oiseau, l'un comme l'autre symbole de force et de liberté à leur manière. Et je considérais que ces mêmes gens devraient avoir la même admiration envers moi que j'ai envers eux. Moi aussi, j'enfermais des animaux dangereux. Je m'asseyais alors sur un banc, regardant les gens passer, et les oiseaux pleurer leur ciel bien aimé.

Ce que je vis arriver me fit d'autant plus jubiler, une rideuse, vraisemblablement perdue, s'approchait de l'oiseau bleu. Tableau plus qu'attendrissant, cette petite devait sans aucun doute se comparer à cet animal ailé, s'imaginer avec des barreaux autour d'elle. Je m'amusai alors à l'observer, mais riais d'autant plus intérieurement lorsqu'un autre rider la rejoint. Mais quel plateau on m'offrait là... Ils entamèrent un semblant de conversation lorsque ce dernier parti subitement, laissant la pauvre fillette seule face à ses démons.

La technique de l'app
roche toujours maîtrisée, je saisi un couteau suisse que j'avais toujours sur moi, et m'approchais d'elle.

" Il t'attriste, n'est-ce pas ?"

Aussitôt mes mots prononcé, que j'avais glissé ma main droite entre deux barreaux. Je senti alors sa peur souffler sur la cage, je souris. D'un mouvement du poignet je dirigeais le couteau vers un des deux barreau, et d'un clic, ouvri la cage de l'oiseau bleu.

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Agarta Strauss

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MessageSujet: Re: La cage aux oiseaux.   Mer 27 Fév - 19:08

Rjd2 - Ghostwriter


L'espoir est une flamme capricieuse.

Une lueur qui s'approche, une présence qui se rajoute. Un rider tombé du ciel et venu se poser sur la même branche qu'Agarta. Inconnue et familière, la jeune femme accepte vite cette présence malgré sa méfiance habituelle. Elle se jette vers cette aide, vers l'espoir d'ouvrir la cage qui la torture. Mais, lumière fugace, le portable du rider sonne et, après un regard jeté vers l'écran, il s'enfuit vers le loin. Déception. Les lèvres de la rousse se torde dans une moue boudeuse, et elle réprime un pincement au coeur. Ses doigts tremble un peu, de sa solitude retrouvée aussi vite. Chose qu'elle apprécie pourtant d'habitude, celle-ci semble pourtant si étrangement froide après le passage d'une présence amicale. Tentant de chasser le rider de son esprit, Agarta ne peut s'enlever de la tête l'envie d'ouvrir cette cage.

La canadienne sait qu'elle ne peut pas ouvrir la cage, mais abandonner tout de suite l'oiseau bleu lui parait impossible. Elle laisse l'une de ses épaules s'adosser à la cage, et garde ses pupilles d'émeraude planté dans le bleu profond du plumage de l'oiseau. Le contact froid des grillage perçant à travers ses habits la réveille de sa mélancolie. Des pas, des bruits qui claquent sur le sol, de gauche à droite, de droite à gauche, et des rires, des conversations. Du bruit, beaucoup de bruit. La jeune femme ne se sent pas concernée par temps de brouhaha, et elle se décide enfin à se détacher de cette cage. Une main toujours posée sur les barreaux.

Toucher du doigt l’espérance, avant de la quitter.

Cependant, alors qu'elle se redresse, elle entend des bruits de pas tout près d'elle et sursaute. Et se retourne. Un femme, un regard fixé sur elle, un couteau. Habillé simplement, elle aurait pu passer inaperçue, si ce n'était qu'elle possède un regard des plus perçants. Agarta s'immobilise, ses doigts étreignant toujours le froid métal.

"Il t'attriste, n'est-ce pas ?"

Une affirmation plus qu'une question. Avant même qu'elle ne réponde, avant même que son visage ne trahisse une émotion quelconque, la femme utilise sont couteau et la cage s'ouvre. Une porte ouverte au sein d'une prison. Le coeur de la canadienne bondit de joie, mais cependant, l'oiseau resté dans les hauteurs, ne voit pas l'ouverture. Et continue à tourner en rond. La rousse s'agenouille, ramasse un caillou, et le jette à travers les barreaux en direction de l'oiseau, sous les regards médusés des passants. Elle vise mal, mais elle a réussi ce qu'elle veut faire : l'oiseau, effrayé, virevolte dans tout les sens. Agarta a l'espoir qu'il verra enfin l'ouverture.

"Pourquoi avoir fait ça ?" Un semblant d'accusation perce sa voix. Cette femme, étrangement calme et sûre, lui donne une impression singulière. Elle n'arrive pas a chasser la sensation de malaise qu'elle éprouve à chaque fois qu'elle se trouve face à quelqu'un dont elle ne peut cerner les émotions. Cette femme ne sourit pas vraiment, mais presque. Son regard est neutre, ou plutôt impassible. Un frisson la traverse, et elle l’essai de l'oublier en ce souvenant que cette femme la lui est venu en aide. "Je crois bien que les gardiens ne vont pas apprécier, on à intérêt à partir d'ici vite."

Elle se baisse, et ramasse d'autres petits cailloux qu'elle jette dans la cage, tentant de diriger l'oiseau bleu vers la sortie qui l'attend. Cependant elle n'y arrive pas, tant celui-ci semble obnubiler par le fait de rester le plus haut possible. Autours des deux jeunes femmes les gens chuchotent, les regardent de travers. Du coin de l'oeil, Agarta voit un homme en tenue de gardien s'approcher d'elles. Un premier sourire amusé sur les lèvres de la canadienne, qui se tourne vers la femme.

"Je crois qu'il est temps qu'on s'enfuit, non ?"

Un sourire teinté d'amertume pour l'oiseau qui, lui, ne s'enfuit pas.


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