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 Black Melody ~ Remains Of The Day [Suzuki Daichi PV]

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Kaimu Kokujin'

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MessageSujet: Black Melody ~ Remains Of The Day [Suzuki Daichi PV]   Mer 5 Déc - 23:07


                  Hey! Give me a listen you corpses of cheer.
                  Leastles of you who still got an ear...
                  I'll tell you a story make a skeleton cry !
                  Of our own jubiliciously lovely corpse bride

Fumée éclairée par la clarté d'une nuit de pleine lune. Les lampadaires illuminent faiblement les rues japonaises. Les jeunes gens et les amants vont et viennent le long des grandes allées bétonnés, gravant leurs bonheurs dans d'éphémères souvenirs. La nuit est bien avancé, mais ce soir, je me garderai d'atteindre aux lois. La lune était bien trop belle et les rues bien trop chaudes pour cela. Je m'étais tout simplement habillé pour sortir. Jean noir, ceinture blanche, chemise bouffante couleur nuit les manches retroussés avec décolleté léger. Mes cheveux gominés en arrière reluisaient sous les éclats de la lune qui me souriait. Ma décision était prise, j'irai chiner quelques rencontres auprès d'un verre de martini dans une soirée délaissés des atrocités d'une ville qui ne cesse de bouger. Black Melody. Un bar plongeait dans la lueur d'une lumière tamisé, le piano donnant le tempo aux conversation qui n'haussaient jamais le ton. Ici, on appréciait simplement faire des rencontres, ou boire un verre en compagnie de la mélancolie.

Mais il arrivait que certains soirs, portés par les déesses de la luxure, quelques amants trouvent refuge dans la chair et le plaisir au coin de l'entrée de ce bar où ils s'étaient rencontrés. J'en avais vu et rencontré des femmes de rêves et de cauchemars. Mais aucune ne connu mon corps, se délestant de leur frustration sur quelques hommes accablés par les incompréhensions de leurs vies. Le barman, Izaki, n'eut jamais compris mon manque de dévotion envers les courbes magnifiques de la gente féminine. M'eut-il cru à vapeur si un jour je n'avais pas, faute de désillusions, succombé au charme d'une belle brune Coréenne en séjour dans la ville Tokyoïte. Mais la beauté est une maîtresse cruelle, et mes économies partirent dans de nombreux verres avant que ses sous-vêtements ne délaissent ses formes généreuses à mes volontés bestiales.

Ce soir, pas d'animosité, ni d'ambiance particulièrement attrayante. Malgré la chaleur de la soirée, seuls les habitués étaient assit devant leurs élixir de vérité. Pas une nouvelle tête brisa l'ambiance taciturne qui s'était installé depuis mon arrivée. Il n'y eut que les tentations mélodieuses de la chanteuse du Black Melody pour tourner les visages vers d'autres horizon plus joyeux. Mais la beauté de cette femme et l'élégance de sa voix n'avait d'égale que son incapacité à éprouver le moindre attrait pour la virilité d'un homme, aussi beau et gentleman soit-il. Comme dit la chanson, « les diamant sont les meilleurs amis de la femme », et cette représentante en respectait la moindre des syllabes...

Il était alors l'heure pour le groupe de Soul/Jazz d'entrer en scène. Connu partout dans la ville comme les meilleurs, ils aimaient à venir ici, là où ils avaient fait leurs débuts avec nous. Les soirées passés à chanter en chœur les hymnes à l'amour et de désespoirs ne pouvaient plus se compter. Ainsi venaient-ils jouer paisiblement, alors que le monde commença à affluer. Un coup d’œil à l'assemblée, de nouveaux visages jeunes et esseulés. Des proies faciles pour notre chère chanteuse qui prit ses attentions du porte-monnaie de ces jeunes loups écervelés. La jalousie des femmes en robe de soirée se faisait sentir, même si l'une d'entre elle, fut objet de convoitise pour cette femme fatale, que tous les hommes voulaient alors posséder. Manque de chance, c'est dans le creux d'une luxure exclusivement féminine que se plongea la belle. Acte choquant, remettant les autres jeunes femmes au premier plan, bercées par la mélodie ténébreuse d'une musique qui les faisaient tous vibrer.

Mon verre finit, une tourné fut donner entre moi et le barman qui s'attelait à son labeur nocturne, s'offrant quelques plaisirs durant de minces discutions avec des charmantes clientes. Mais à défaut de pouvoir fignoler le chef-d’œuvre de Shakespeare, il se laissa tenter par quelques prouesses rhétoriques, lui offrant un bon nombre de numéro de téléphone. Il faut dire qu'il avait du charme. Un jeune homme blond, certes, mais sa coupe était d'un négligé tellement parfait, qu'il lui offrait une classe et un charisme sans égale. Ajoutés sa chemise blanche et son petit gilet, aucune femme au monde n'aurait pu lui résister, ne fut-il entrain de travailler.

C'est en me servant mon verre que j'eus pu voir le tabouret à mes cotés se déplacer. Se posa une jeune femme, on ne peut plus enivrante, mais au visage éreinté par quelques atrocités. Une mauvaise soirée ? Elle commanda un verre sur un ton désespéré. Il est de mise, que dans ces moments destitués de toute jovialité, qu'un gentleman fasse oublier les mésaventures d'une dame, par quelques secrets. Je me contenta de m'appuyer coude sur le comptoir, exposant mon regard au sien, lui adressant ses quelques mots, suivit d'une simple main.

« La soirée n'a pas l'air d'avoir succombé à vos charmes... Kaimu, enchanté...
Je me permet de vous offrir ce verre en gage d'un sourire sur ce visage tristounet. »

"Je donne mon âme à celui qui veut bien la prendre.
Alors oui je plonge et tangue au grès des vents.
Naître, souffrir et mourir pour finir dans les cendres.
Est-ce un crime d'être aussi insouciant ?..."
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Suzuki Daichi

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MessageSujet: Re: Black Melody ~ Remains Of The Day [Suzuki Daichi PV]   Jeu 6 Déc - 22:33


«La vie ressemble à un conte: Ce qui importe, ce n'est pas sa longueur, mais sa valeur. »


Adele - Someone Like You by Adele - Someone Like You on Grooveshark


Doux regrets amères … Ceux qui nous hantent même dans notre sommeil au point de transformer nos rêves en cauchemars. Ceux qui font nous sentir coupable. Ceux qui nous reviennent en pleine gueule chaque minute. Oui, il y en a, on a beau essayer de se battre, que peut-on faire lorsque la personne contre laquelle nous essayons de nous défaire est un fantôme dont seuls les souvenirs restent. Beaucoup ont tendance à croire que le temps permet d’oublier la douleur, je faisais partie de ces gens. Moi aussi, je pensais qu’avec le temps, mes larmes pourront s’atténuer lorsque j’y penserai. Finalement, j’avais tort car une année vient de s’écouler et bien que je ne puisse plus m’imaginer l’odeur que dégageait son corps, le fait de prendre conscience que le temps s’installe, que la douleur reste et qu’elle est encore plus puissante qu’avant ne fait que m’emprisonner davantage dans la solitude et la noirceur de mon âme.

Je venais à peine d’aménager dans cette nouvelle ville dont j’ignorais encore il y a quelques semaines l’existence. Pourquoi ici ? Parce que je pensais que les souvenirs seraient moins douloureux. Je n’aurai plus à passer devant le cimetière ni à manger à la table à laquelle nous étions autrefois assis à deux ni à voir les personnes que je déteste mais qu’on appelle plus communément « famille ». J’avais choisi un petit appartement miteux, pas très cher pour commencer le temps que je me trouve un boulot. D’ailleurs, j’avais intérêt à en trouver un rapidement si je ne veux pas dégager aussi rapidement que je suis venue. Je ne pris pas la peine de déballer mes cartons, bien trop occupée à penser que je ne devais pas penser au passé. Quel cercle vicieux car la seule pensée de ne pas devoir se rappeler nous fait automatiquement y penser. Seule, pour ne pas changer, ce n’était pas le fait de connaître personne qui m’insupportait … ayant presque toujours vécue ainsi, c’est une habitude à prendre que de ne pas parler à table ou de s’endormir seule sans dire bonne nuit. Disons que dès je m’approchais de ma fenêtre pour admirer la vue sur la rue, rue qui n’a rien à voir avec les superbes résidences avec piscine mais plutôt une chaîne d’immenses immeubles qui empêchent les rayons du soleil d’illuminer la pièce, mes yeux avaient la faucheuse tendance à s’arrêter sur tous les couples qui passaient. Le plus impressionnant était je pouvais rester des heures ainsi, debout et adossais contre le cadrant de ma fenêtre, le regard vide tout en fixant les passants. J’essayais de deviner leur vie grâce à leurs expressions … dans ce contexte, j’ai déjà vu des couples se prendre la tête alors la fille faisait la moue tandis que l’homme grommelait quelques mots apparemment inaudibles pour son interlocutrice. C’est sûr, ce n’était pas le passetemps le plus plaisant ou le plus drôle mais c’était toujours mieux que d’affronter ses propres démons.

Il devait être … tard mais je ne pouvais plus rester seule dans cet endroit. Je n’avais pas encore eu le courage ni la motivation de sortir de mon trou perdu mais ce soir, ça allait changer. La nuit, il n’y avait pas toutes ces personnes en roller non plus alors on va dire que je risquais moins ma vie … Non, je n’ai pas l’intention de me faire percuter par l’un d’eux en pleine journée quand les rues sont bondées bien que je doute que je puisse encore vivre longtemps entre 4 mûrs si je veux trouver du travail … Et je n’ai pas l’intention de faire des strip teas à la webcam donc c’est déjà tout vu. Demain, je devrais sérieusement me mettre à la recherche d’un boulot.

En attendant, je me dirigeais vers mon armoire où je choisis d’autres vêtements plus adaptés pour … sortir ? Disons que sortir en jogging ne le faisait pas. J’enfilais simplement un collant noir épais avec des chaussures compensées brunes claires et en haut une robe également brune. Simple, centrée et assez courte avec un petit décolleté mais caché sous une veste en cuir et une grosse écharpe. Un dernier tour dans la salle de bain où j’arrangeais rapidement mes cheveux en les coiffant d’un coup de peigne et je repassais un dernier coup de mascara. Sobre, je faisais tout pour ne pas me faire remarquer bien qu’une blonde aux yeux bleus qui a pour nationalité japonaise ne passe pas inaperçue … Encore une fois, grâce à cette notion de temps, je m’étais habitué aux regards des autres bien que lorsque j’étais petite je ne comprenais pas pourquoi j’étais différente. Être différente, c’est bien mais différente tout en restant dans le moule, voilà ce que j’avais appris. L’autre qui est différent dérange … alors il faut savoir se démarquer mais sans en faire trop sinon cela attise l’attention et les jalousies. Bien sûr, penser que de telles remarques m’atteignent est stupide, je ne m’abaisse pas à essayer de plaire à tout le monde mais disons je préfère passer inaperçue car je n’ai nullement envie d’être mise en avant. Un dernier coup de rouge à lèvre rose pâle, j’attrapais mon sac à main au passage qui contenait tous les accessoires essentiels à une femme : téléphone, mouchoirs, eau, argent, carte d’identité, chéquier, boucles d’oreilles, paquet de clopes, clé usb, horaire de bus et puis même moi je ne savais plus tout ce que j’avais accumulée …

Ce n’est qu’une fois dehors que je me rendis compte qu’il faisait plus froid que ce j’avais imaginé. Le temps s’était rafraichi, signe que Noël s’approchait. Je m’engageais dans une première ruelle, puis une seconde, les bras croisés … Je vis une petite enseigne illuminée. Un bar ? Pourquoi pas. Quelle femme n’a pas essayait d’oublier l’homme qu’elle aime à travers différents amants ? Ce n’est pas moi qui dirais le contraire.

D’un pas lent et nonchalant, je me dirigeais instinctivement vers le bar. Ici, personne ne faisait attention à moi, tous les regards étant déjà dirigés vers le groupe sur scène. On pouvait facilement y lire de l’envie, de la jalousie, du désire … Ils étaient si facile à cerner, ils ne cherchaient pas à cacher leurs sentiments. On pourrait assimiler leur comportement à de la naïveté, certes, mais également au courage car il faut oser pouvoir exprimer ses émotions aussi librement. Pour ma part, je me l’interdisais.

D’un coup sec, je tirai l’un des tabourets sans regarder les personnes autour de moi. Je ne cherchais même pas à comprendre, je fis un geste au serveur pour lui demander de venir.

« Un verre de vodka s’il-vous-plait … avec ce que vous vous voulez »

Lorsqu’une jeune femme commande ce genre de boisson, il ne faut pas être un idiot pour ne pas comprendre le sens de ces mots. Je voulais me bourrer la gueule, peu importe pas quel moyen, tant que je ressentirai cette douleur, je ne rentrerai pas. Mes yeux se posèrent sur le dos du barman qui s’éloignait pour chercher les boissons et le verre. Un blond, comme moi, bien habillé … Sans plus. Je n’arrivais même plus à ressentir du désir pour un homme ni cette passion ardente qui nait lorsque deux regards se croisent. Ce n’est qu’à cet instant qu’une voix masculine me fit prendre conscience que je n’étais pas seule et, par la même occasion, me fit revenir au présent.

« La soirée n'a pas l'air d'avoir succombé à vos charmes... Kaimu, enchanté... Je me permet de vous offrir ce verre en gage d'un sourire sur ce visage tristounet. »

Était-ce donc si voyant que ça ? Je tournais la tête en direction du brun. Kaimu ? Il avait posé ses coudes contre le comptoir afin d’y prendre appui. J’haussais légèrement les épaules, un peu surprise de sa remarque bien que mon expression était tout ce qu’il y avait de plus neutre. Triste ? J’avais tendance à qualifier mon visage de terne mais il n’avait pas tort, je n’essayais pas de paraître heureuse. Je lui souriais en retour, par pur politesse, plongeant mon regard bleu clair dans ses yeux si foncés. Le contraste était flagrant … deux personnes, deux âmes différentes. Je laissais échapper un sourire forcé face à sa remarque sur la soirée qui ne semblait pas m’avoir réussi.

« On peut dire ça comme ça. Enchantée Kaimu mais je ne veux inspirer de la pitié … Ai-je l’air si désespérée pour que vous vous sentez obligé d’être mon chevalier ? »

Mon ton était calme, ma voix claire. Je replaçais l’une de mes mèches sur mon front avant que l’homme derrière le bar me tende ma boisson que je saisis immédiatement, buvant la première gorgée. Ce n’est qu’une fois le verre à la main que je tournais ma tête pour constater l’ambiance qui régnait, c’était une bonne ambiance … en apparence. Il ne fallait pas creuser bien loin pour voir qu’une femme se disputait contre son présumé copain pour regarder d’un peu trop près la chanteuse sans parler des conflits qui régnaient dans la gente masculine pour savoir qui aurait qui …

Je laissais échapper un soupire et orientais à nouveau mon attention sur Kaimu, tournant la paille dans mon verre.

« Au fait, on peut se tutoyer ? Ah … il sera difficile pour toi de te souvenir de moi si je ne me présente pas … Je m’appelle Suzuki »

Le début d’une nouvelle rencontre ?

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Kaimu Kokujin'

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MessageSujet: Re: Black Melody ~ Remains Of The Day [Suzuki Daichi PV]   Ven 7 Déc - 18:13


                  It's sad, so sad,
                  It's a sad ,sad situation...
                  And it's getting more and more absurd !

Sa voix cristalline, brisée par les mots qu'elle venait de prononcer. Lorsque le regard d'une femme se perd dans les vagues destructrices de l'alcool, rien, si ce n'est une âme pure peut l'en retirer. Ses premiers mots me laissèrent dans un profond silence. Avais-je fait plus de mal que de bien en cherchant en elle quelques onces de bonheur ? Je laissais porter mon regard sur son visage. Une beauté perdue dans l'amertume des visions qui prenaient un sens négatif à son regard. Je me laissai distraire par les fines gouttes dégoulinant de son verre. Elles filaient sur ses doigts comme l'amour glisse sur les cœurs avant de les imprégnaient. Mais cette vision ne m'empêchait pas de percevoir le manque d'intérêt pour les choses qui l'entourait.

Soudain, sa voix fila sur les pentes fleuris d'un désir de rencontre. Elle me proposa que nous nous tutoyons avant de se présenter de manière plus ou moins négligé, mais bien dans les formes. Suzuki Daichi. Ces mots restèrent longtemps en suspens dans mes pensés avant que ma bouche finisse par se délier. Mais avant ça, je me permis de me tourner face à elle, posant mon coude sur le comptoir, maintenant ma tête avec mon poing fermé mollement sur lui-même. Ma tête se pencha pour mieux apprécier la beauté de la jeune femme. Il était temps de poursuivre cette nouvelle piste que la vie m'offrait en horizon.

« Si cela ne vous ennuies pas, ça sera avec plaisir que je vous tutoierai...
Concernant l'impression que je t'ai donné,
je te présente mes excuses si je t'ai fait croire que je te prenais en pitié.
Cependant sache que si je me suis permit cette remarque,
c'était pour éclairer ton visage d'un sourire venant du cœur, et non pas forcé comme tu as pu m'en offrir.
Mais qu'importe, sache que je suis enchanté de faire ta connaissance Suzuki. »


Je levai mon verre à sa santé et me délecta des dernières gouttes d'élixir que contenait mon verre. La glace ayant fondu, ce n'était plus qu'un mélange plus ou moins amer qui restait en suspens dans ma bouche. Mais les habitudes faisant, Izaki m'en servit un autre, apportant une petite coupelle de biscuit apéritif. J'hocha la tête pour lui faire part de mes remerciements et replongea mon regard dans celui de la belle. Des yeux d'un bleu magnifique, mais dont la profondeur glaciale aurait pu geler bien des cœurs passionnés. Je me laissa tanguer au creux des flots de ses émotions. Qu'importait le résultat, me laisser bercer ainsi me permit de mieux saisir ce qui la gênait et ce qui éveillait en elle une quelconque émotion, ne fut-elle pas feinte par les convenances. Des mots s'échappèrent du groupe sur scène, alors que le piano commença à jouer quelques notes parsemés sur le chemin de la douceur. Mes yeux se fermèrent en dessinant un sourire léger sur mes lèvres. La batterie fit mouvoir mon pied posé en équilibre sur le marche-pied du tabouret. Une envie me submergea, et le souvenir de ses mots me revinrent en boomerang.

« Tu as parlé de moi en tant que chevalier...
Accepterais-tu à la place un humble cavalier pour cette balade ?»


Elle n'eût vraiment le temps de répondre. Je me saisis de sa main et courba l'échine pour y déposer un baiser. Mes yeux se relevèrent alors que mon corps quitta son berceau pour s'élever en face d'elle. Légèrement de biais, je posai sa main dans les airs, lui montrant la voie vers ce qui serait une simple piste de danse pour beaucoup, mais un lieu d'échange profond pour cette jeune beauté et moi-même. Je lui offris mon sourire le plus sincère, mais à la fois, le plus tendre.

« J'insiste. »


C'est alors que les chœurs commencèrent leurs symphonies. Je me tournai vers le chanteur qui sourit en voyant ma posture. Ajouta-t-il quelques mots avant de commencer à chanter. Ses mots étaient une invitation à accepter ma demande. Je me retourna alors vers la jeune femme, l'attirant délicatement vers moi, la laissant se poser à distance de sa convenance, posant ma main légèrement plus haut que sa hanche. Il n'était pas dans mes habitudes de forcer la main, ni même de mettre mal à l'aise. Je la laissais choisir de la tournure que prendrait cette danse, alors que la voix du soul man fit alors vibrer la pièce. Je la guida sur les arpents sinueux d'une vocale et d'une partition de piano qui m'étaient chères. On dit souvent, qu'il vaut mieux demander pardon que permission. Mais on dit aussi, que lorsque les lumières s'estompent, et que nous sommes face à nos démons, que la chose la plus dur à faire, n'est pas de les combattre, mais de s'excuser envers nous-même, de ne pas avoir trouver plus tôt le courage de faire face.

« Pardonnez ma curiosité mais,
que faites-vous dans la vie,
si ce n'est vous faire inviter à danser par quelques inconnues ? »


Un sourire, une émotion, un instant. Quoi de plus important à vivre que le moment présent ?

"Je donne mon âme à celui qui veut bien la prendre.
Alors oui je plonge et tangue au grès des vents.
Naître, souffrir et mourir pour finir dans les cendres.
Est-ce un crime d'être aussi insouciant ?..."
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Suzuki Daichi

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MessageSujet: Re: Black Melody ~ Remains Of The Day [Suzuki Daichi PV]   Dim 9 Déc - 12:23


« La tristesse est le poison de l'âme. »


People Help The People by Birdy on Grooveshark


Mes yeux se posèrent sur son visage aux traits fins, suivant chaque courbe du regard. Étais-je en train de le dévisager ? Peut-être. Tout allait dépendre de comment il le prendrait mais j’avais pris l’habitude d’observer ceux qui m’entourent, qu’ils soient proches ou non, espérant trouver un jour quelque chose dans le regard de quelqu’un quelque chose qui me serait familier. Un sentiment commun, une ressemblance quelconque avec l’homme que j’ai aimée, une joie à partager … peu importe quoi. L’amour que l’on appelle coup de foudre ? Lui, il n’existe pas, ce mot a était purement inventé par les hommes et les femmes attirés sexuellement par une autre personne et qui voulaient se donner bonne conscience afin s’assouvir leurs pulsions. Je rapprochais mon verre de mes lèvres où je bus une seconde gorgée, laissant la trace de celles-ci sur le contour du verre telle un enfant qui laisse les traces de ses pieds dans la neige, je ne pouvais simplement pas m’empêcher d’avancer seule car si je restais sur place j’allais mourir. La blancheur de ma peau était naturelle, d’un blanc si pâle qu’on aurait pu croire que j’étais pure ou tout simplement morte mais le sang qui coulait dans mes veines me rappelait que j’étais encore bien là. À de maintes reprises, j’avais essayé que mon corps se vide de ce sang mais il fallait croire que la vie avait des projets pour moi.

Fixant toujours le brun en n’exprimant aucun intérêt particulier, il posa son coude sur le comptoir avant que sa tête vienne prendre appui contre sa main. Il se mit à me répondre d’abord par un vouvoiement avant de poursuivre en me tutoyant … Surement que je me trompais, oui, c’était encore une illusion mais elle pouvait encore durer car sa façon de parler me fit penser à Nabuo. Si calme, sa voix avait le don de m’apaiser. Rares étaient ceux qui s’excusaient pour si peu mais je ne devais pas me fier à mes impressions. Comment un inconnu pouvait-il être enchanté de me connaître ? Il ne savait rien de moi, et pourtant, il arrivait à dire des mots si simplement sans réfléchir aux conséquences. Je n’avais rien d’une belle rencontre mais je me retenue, ayant déjà fait une remarque pathétique plutôt, je préférais ravaler ma salive et hausser les épaules.

Puis Kaimu leva son verre en ma direction, je fis de même bien que le cœur n’y était pas. Je ne finis pas mon verre, contrairement au jeune homme qui s’en fit servir rapidement un autre et, par la même occasion, une coupelle contenant des apéritifs divers. Un habitué ? Surement pour pouvoir ressentir aussi facilement les sentiments des autres sans parler. J’avais cette sensation désagréable qui parcourait mon cœur, des frissons à l’idée qu’il arrivait à deviner les mots qui ébranleraient mes émotions en si peu de temps. C’était injuste, cette situation ne me plaisait pas car je n’arrivais pas à trouver une seule raison qui puisse le pousser à vouloir discuter avec une personne morose. Si ce n’était pas de la pitié, qu’est-ce que cela pouvait bien être ?

Mes pensées, mes hypothèses se bousculèrent dans mon esprit sans que je n’aie de réponses à mes questions mais elles s’arrêtèrent quand Kaimu se leva. Que comptait-il faire ? Je tournais la tête vers la piste de danse où quelques couples se mirent à danser sur le rythme doux de la musique qui venait de débuter. Mon attention était à nouveau attirait par le garçon dont un doux sourire éclairait le visage. Venait-il de me faire une proposition ? Est-ce une invitation à danser ? Je n’étais pas d’humeur mais il ne sembla pas vouloir attendre ma réponse, sa main cherchant la mienne, on lire la surprise dans mon regard quand il se courba pour déposer un baiser sur ma peau. Je ne savais pas qu’un homme pareil pouvait encore existait mais je ne voulais pas me laisser avoir aussi facilement. Je pouvais ressentir une telle confiance en lui, il avait conscience de tout ce qu’il faisait, tout était calculé pour que je ne puisse pas refuser. Quelle femme résisterait face à un homme avec de bonnes manières dont l’intention primitive qui est de coucher ne saute pas aux yeux dès les premières secondes alors que leur rencontre se fait à un bar ? Tout était en finesse mais l’être humain était incapable de faire quoi que ce soit pour autrui sans lui-même y trouver un intérêt quelconque, même caché, il y en avait et je devais le trouver.

Mon interlocuteur redoubla d’effort en insistant. Il était même prêt à m’offrir l’un de ses plus beaux sourires pour m’acheter mais si j’acceptais en me levant du tabouret, ce ne fus pas pour satisfaire sa propre volonté ni même pour faire plaisir à l’assemblée où j’étais désormais le centre d’attention mais pour assouvir mon propre désir et la curiosité qu’il venait d’éveiller en moi. J’étais un être égoïste et je le reconnus. J’étais même persuadée qu’il connaissait les raisons qui me poussaient vers lui mais il fit comme s’il ne remarquait pas la femme que j’étais au fond. Le vieil homme sourit, fier de son intervention avant de reprendre une nouvelle chanson sur le même rythme que le précédent. Mon corps fut attiré par le sien, mes yeux plongés dans les siens comme si nous n’étions plus que la même personne, les premiers pas de danse commencèrent. Loin d’être ennuyeux, il fit même attention aux petits détails. Tout était parfait, trop parfait. Pour les personnes qui nous voyaient de l’extérieur, nous étions un couple comme les autres éveillant même la jalousie chez certaines femmes qui rêveraient que leur partenaire prenne autant soin d’elle que Kamu envers moi, ce qui me fis sourire car nous étions loin de l’image que nous projetions.

La perfection n’existait pas et de là résultaient tous les problèmes. Dans une relation naissante, nouvelle, chaque partenaire essaye de montrer ses bons côtés, ses qualités, plaire à l’autre mais finalement peut-on affirmer être soi-même ? Être simplement ce que l’on est, sans cacher ses craintes ni ses défauts, ne pas avoir peur d’être rejeté malgré l’imperfection et lorsque celle-ci se manifeste car chasser le naturel et il revient au galop, ce n’est qu’à ce moment-là, que la vraie relation débute, si elle débute car beaucoup n’arrivent pas à surmonter l’illusion dans laquelle ils ont étaient bercés. La déception est un sentiment si fort qu’elle est souvent assimilée naturellement à la trahison. Entre nous, sur cette danse, entre lui et moi, il n’y avait aucune illusion de bonheur parfait car dans mes yeux se lisaient encore la tristesse et l’amertume dans lesquelles je me noyais. Et si moi j’étais honnête, il ne l’était pas avec moi, feintant la perfection. Il est vrai qu’il avait commis un sans-faute mais cela ne prouvait que son envie de ne pas être lui-même alors qui était-il réellement ?

Je souris face à sa question. Que fais-je dans la vie ? Bonne question mais je n’avais pas de réponses préfabriquées. Je souris face à la situation dans laquelle je venais de m’embarquer, réalisant que je n’avais pas l’avantage, me sentant menacée car j’étais la seule à être honnête. Je fis un pas en avant, rapprochant ainsi nos corps, nos courbes étant désormais en parfaite harmonie. Sa main posait juste au-dessus de ma hanche, je levais les yeux vers lui, étant plus petite malgré les talons. Mon ton était plus bas, ma voie plus claire.

« Ne t’ai-je pas demandé de me tutoyer ? »

Nous continuâmes à danser, toujours plus proches, je n’envisageais pas de passer une soirée avec un homme portant un masque m’empêchant de voir son véritable visage. L’une de main vint se poser derrière sa nuque sur laquelle j’exerçais une légère pression avant de l’obliger à baisser son visage vers moi.

« J’attends ce que la vie me réserve. Et toi ? Que fais-tu à part contenir celui qui tu essayes de renier ? »

J’avais d’autres questions qui me brûlaient les lèvres mais une chose après l’autre. Je me délectais de la tournure que prenaient les choses, poursuivant la danse d’un pas lent.



Dernière édition par Suzuki Daichi le Lun 10 Déc - 18:20, édité 1 fois
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Kaimu Kokujin'

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MessageSujet: Re: Black Melody ~ Remains Of The Day [Suzuki Daichi PV]   Lun 10 Déc - 15:40


                  It's a thought,
                  Only a thought...

Un sourire, une attention, une action, un échange, un sentiment. Sa douce torpeur mélancolique commença à s'estomper lorsqu'elle s'éveilla vers moi. Des convenances, elle ne fit rien, nous poussant à la plus intime des proximités pour les inconnues que nous étions. Tout grand voyage commence par un premier pas. Ce soir, c'est elle qui posa la première pierre de cette relation qui montera jusqu'à Dieu seul sait où. Pour l'heure, elle me fit remarquer avec tact et douceur mon manque de familiarité qui semblait éreinter. J'offris un sourire gêné alors que sa main glissa le long de ma nuque. Ce frisson, première fois qu'une femme se révèle ainsi face à moi, n'hésitant pas à entrer dans mon jeu. De coutume, les choses restaient ainsi et la discussion suivait le cours des envies de mon vis-à-vis. Mais ce soir, je faisais face à une femme qui avait saisit mon manque de franchise, et qui, au lieu de se laisser bercer dans ses illusions, juste le temps d'une soirée, voulu comprendre. Car si d'autres femmes se laissent porter par mes attentions, pour au final mettre fin à une belle et simple soirée, celle-ci désirait bien autre chose... Un rencontre avec une véritable personne.

Ainsi mon sourire s'éveilla à sa réponse. Des mots pleins de bons sens, mais à la fois tellement éloigné de la réalité. Nous étions tous sujet à des croyances, que nous soyons Athée, Juifs, Musulman, Chrétien ou autres. Cette femme croyait en une idée que malheureusement, mes confrères n'hésitaient pas à démontrer. Un homme ne peut être foncièrement bon. Il ne peut avoir qu'une idée derrière la tête, lorsqu'il correspond en tout point aux rêves de chaque femme. Et bien que je m'attelais à rendre cette idée fausse, je pris alors conscience, que dans un certain cadre, je donnais raison à tout cela. Je ne répondis pas directement, insufflant chaque parcelle de ce moment au sein de mon cœur, délaissant dans mon expiation toutes les connivences qui se voulaient présentes.

« Est-ce si important ?
Vouloir saisir chaque parcelle de vérité en chaque chose,
pour au final ne plus s'émerveiller devant quelques instants simplement merveilleux ?
Soit.
Alors amusons nous à contempler le couple sur la droite,
vieux couple désabusé de l'amour et de la vie de couple,
mais l'homme a tellement peur de perdre sa chère
que ses doigts se crispent sur la hanche de cette dernière.
Quant à elle,
dont les parures reluisantes sont la preuve de leurs fortes abondance.
Dommage qu'elle soit gay, dans une famille catholique pratiquante,
elle aurait pu éviter l'ébranlement de la dépression qu'elle connaît.
Pour la suite,
on peut dire que l'homme assit au bar est un ouvrier de type modeste
malgré le costume dont il est vêtu.
Le décès de son père le perturbe, il pense aux choses qu'il a loupé dans sa vie.
On pourrait ainsi briser chaque élément de ce tableau.
Et je pourrais tout aussi bien m'amuser de ta remarque.
Car en temps normal, je t'aurais sourit,
te disant que je ne cherchais qu'une belle femme a rendre heureuse le temps d'une danse.
Mais quand bien même ce serait la vérité,
tu ne m'aurais pas cru,
ou pas totalement.
Comme tu ne m'as pas cru lorsque je t'ai offert mon attention.
Ainsi te devais-tu de trouver la faille de ce spectacle qui ne pouvait refléter la vérité de mon être.
Car comme beaucoup de femme,
tu es désabusé par l'amour et la vie.
Tu as connu l'amour, le vrai, j'en suis sûr.
Tu ne saurais feindre une aussi belle tendresse si tu n'avais connu homme à la hauteur de te l'apprendre. Mais ce monde est imparfait aujourd'hui,
alors qu'hier cela n'avait aucune importance.
Tu n'as pas été quitté,
pas comme la plupart des femmes de cette planète en tout cas.
C'est pourquoi tu n'affiches ni vrai sourire,
ni aucun intérêt pour quoi que ce soit.
Une dame qui se serait faite larguer,
aurait trouver un intérêt à au moins une chose ici.
Que ce soit la musique, l'architecture, le choix de sa boisson, la qualité de son apparence ou de ses bijoux. Toi, tu ne cherches que la destruction,
non pas par vice,
mais parce que rien ne te semble à la hauteur de ce que fût ses instants avec lui... »

Je la sentais se perdre. Ou peut-être était-ce mon esprit, qui couvert de honte, se laissait penser à quelques indignations de sa part. Je restai là, la regardant ingérer tout ce que j'avais pu lui dire sur ce ton si éloigné. Je détestais cette partie de moi capable de tout analyser. Mais je ne la reniais pas pour autant. J'avais un don que j'avais appris à faire vivre sans que ma vie ne soit d'une malheureuse rationalité. Je me laissais alors reprendre ce ton si humble et tendre qui avait permit à cette discussion de débuter.

« Ainsi vois-tu, je ne renie rien.
Je ne voulais juste pas mettre en exergue ces points,
qui au fond n'ont aucune importance.
Connaître tes souffrances ne veut pas dire que je te connaisse.
Comme savoir ce que tu penses
ne signifie pas connaître tout ce que tu es.
J'ai appris avec le temps,
qu'il fallait une vie entière pour saisir la personnalité d'une personne.
Et même lorsqu'on la saisit, bien souvent,
ce n'est qu'une représentation vague que nous nous en faisons.
Aussi ai-je fait un choix.
Celui de vivre simplement, en ne me demandant plus pourquoi.
La vie est cent fois plus douce lorsqu'on ne se pose plus milles et unes questions.
Aussi, accepte mon invitation.
Je t'offre ma vie.
Choisis que ce soit pour une danse, une soirée ou une décennie.
Tant que ce moment s'échappe du temps et m'offre l'assurance d'un véritable sourire sur ton visage...
La mélancolie est une fleur dont les pétales ne vous sied guère ma chère.»

"Je donne mon âme à celui qui veut bien la prendre.
Alors oui je plonge et tangue au grès des vents.
Naître, souffrir et mourir pour finir dans les cendres.
Est-ce un crime d'être aussi insouciant ?..."


Dernière édition par Kaimu Kokujin' le Mar 18 Déc - 23:56, édité 2 fois
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Suzuki Daichi

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MessageSujet: Re: Black Melody ~ Remains Of The Day [Suzuki Daichi PV]   Lun 10 Déc - 19:50


« Celui qui doit vivre survit même si tu l'écrases dans un mortier. »


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Tout n’était qu’une question d’apparence. Si j’avais voulu, j’aurai pu feindre un sourire qui résonnait faux mais ça, peu de gens l’auraient remarqué car pour réussir à différencier le vrai du faux encore faut-il s’intéresser aux autres … Oublier sa propre personne et ses propres impressions pour réussir à devenir objectif n’était pas chose aisée car il est si facile de se fier à ses sentiments sans prendre compte la situation de l’autre. Se contenter de l’image que renvoyait l’autre car ainsi tout était plus simple mais Kaimu cherchait plus loin, il ne se contentait pas des simples mensonges grotesques mais il cherchait plus là, là où personne ne s’intéresse. Je ressentais cette impression d’être écoutée c’est exactement ce qu’il recherchait, il savait quels mots dire, il savait que je l’allais l’écouter car il avait capté mon attention … Tout semblait si facile pour lui, comme s’il connaissait déjà le monde qui l’entoure … Peut-être que si je faisais plus attention mais je n’arrive pas à donner une attention que je n’ai pas reçu. Alors oui, l’être humain est égoïste, à quelques exceptions près, chacun ne s’occupe que de ses propres problèmes essayant de se convaincre soi-même qu’on n’est pas responsable de la vie des autres et que cela ne nous regarde pas. Cela nous arrange bien de fermer les yeux et de jouer les sots.

Alors oui, je comprenais où il voulait en venir, mes yeux s’ouvrirent légèrement d’une façon plus grande d’un air étonné, encore abasourdie qu’il ait pu entrevoir en moi une femme tendre … Où pouvait-il annoncer avec certitude que j’avais aimé un homme et que désormais j’étais consciente que je ne trouverai plus jamais un Homme pareil ou du moins que j’étais persuadé de ne plus être capable d’aimer autant … Non, il ne pouvait pas voir ça en moi … Je n’avais rien écris sur mon front, ou bien ? Je continuais nos pas de danse, jouant toujours le rôle du couple parfaitement amoureux aux yeux des autres. En fait, s’ils avaient voulus, ils auraient pu comprendre que tout ceci était faux mais ils voulaient croire eux même en notre amour et le prendre pour exemple. Exemple qu’un amour pur et sincère puisse encore exister et qui leur rappelle que le leur n’est pas aussi parfait qu’ils l’avaient imaginés … Mais le vrai amour n’est pas celui qui est inébranlable mais celui qui résiste aux désillusions.

La peur qu’il me comprenne trop rapidement celle que je suis, je voulais tout de même en savoir plus sur sa faculté à ressentir les sentiments des autres tandis que moi je n’avais aucun don, aucun sixième sens … Au point que cela m’irritait. Quoi de plus détestable que de se sentir au piège ? Qui était-il et comment agir par pure bonté ? Un sourire sincère n’avait plus vu le jour sur mon visage depuis bien longtemps … Ce n’était pas inconnu qui allait y arriver en si peu de temps bien qu’il ne me laissait pas indifférente, peut-on qualifier ce sentiment d’attirance ? Ce serait aller trop vite en besogne. Je devais absolument canaliser et maitriser ce nouveau désir qui naquit en moi, celui de le comprendre plus rapidement qu’il arriverait à me comprendre mais ce n’était pas une compétition … cependant, l’être humain ne s’empêcher de vouloir dominer l’autre, c’est l’instinct. Tout n’est qu’une question de domination et de soumission. C’était une façon vulgaire de voir les choses et très simplistes, soit, mais à quoi bon rentrer dans les détails ? L’idée principale était là, qu’elle soit dite avec plus de finesse pour ne pas choquer ou qu’elle soit dite avec plus de tact en faisant des allusions, cela ne changeait en rien les faits. Et si je me plaçais dans la situation actuelle, il avait une longueur d’avance sur moi, analysant chacune de mes expressions il pouvait en déduire j’avais compris qu’il était dans une position bien meilleure que la mienne et que j’étais en train de chercher par tout moyen de renverser la situation. J’avais aussi conscience que si j’y arrivais, ma victoire ne devrait pas paraître trop belle car il était possible qu’il me laisse volontairement l’avantage et dans ces conditions je pourrais apprécier son geste, quel que soit ses intentions de vouloir bien faire.

« Je ne te doute pas de tes observations. La peur dans les yeux de l’homme, l’oppression de la femme qui se punit elle-même d’avoir choisi l’argent à l’amour mais impuissante désormais ainsi que les regrets dans le regard de l’ouvrier. Et dans mes yeux, que vois-tu ? La peur … Certainement. L’oppression également, les regrets, la tristesse certes mais comment peux-tu être sûr que la source est un homme que j’aurai pu aimer ? Tu m’intrigues, toi et tes conclusions perspicaces alors je vais te demander qui crois-tu que je suis ? »

Mon regard se plongea dans le sien, sans détour, exprimant une défiance aisément perceptible pour le jeune homme. Il n’avait même pas intérêt à pouvoir imaginer me berner car je le remarquerai bien que je n’arrivais à mettre la main sur sa véritable personnalité et qu’il faudra certainement encore du temps, temps qui manquera également certainement, je devais alors de simuler le manque d’informations que j’avais pour le moment. Alors Mister Kaimu, ai-je deviné ton petit jeu ou suis-je imprudente ? Je voulais le provoquer dans ses retranchements, qu’il doute de sa position.

« Une simple femme à la recherche d’un nouvel amour ? Une de celles qui affichent leur tristesse sans aucun aucune perspective d’avenir seule ? As-tu réellement pris conscience de la proposition que tu viens de me faire, serais-tu prêt à prendre tes responsabilité et t’enclaver à une personne que tu ne connais pas le restant de tes jours uniquement pour la faire sourire … Ce serait dangereux de ne pas retirer ta proposition mais je sais aussi que tu ne le feras pas, tu tiens trop à entendre ma réponse mais si je dis une danse serais-tu déçu ou si je dis un décennie ? Quelle est la bonne réponse en ton sens et je la dirais. Ne vois-tu pas la dangerosité d’une femme cherchant à oublier l’homme qu’elle a aimé en le remplaçant. Je doute que tu veuilles vivre dans l’ombre d’un autre ou comme simple substitue. Ne me compare pas à une fleur qui meurt mais vois en moi la rose dont l’épine te fera souffrir … N’as-tu donc jamais aimé ? »

Stop. La musique s’arrêta et bien que nous ayons continué quelques instants le rythme de la musique désormais absente, nous devins également mettre fin à cet échange qui n’avait duré que le temps d’une danse. 3 bonnes minutes … dans une vie, qu’est-ce que c’est ? Pour un nourrisson qui vient de naître, c’est le commencement de sa vie, pour une personne mourante c’est le temps qui lui reste et qu’elle chérit … 3 minutes n’auront jamais la même valeur … L’une de main encore derrière sa nuque, je la retirais tout en m’éloignant d’un pas. Et maintenant ? Et si je venais de découvrir sans le savoir l’une de ses failles ? La possibilité que cet inconnu cherche à ressentir les sentiments des autres car lui-même ne les avait encore ressenti mais cherchait à les comprendre venait de s’ouvrir à moi, je devrais exploiter cette nouvelle piste, si toutefois, cette soirée aboutirait sur une nouvelle rencontre. Je le regardais une nouvelle fois dans les yeux. Deux parfaits inconnus, nous étions engagés en rien l’un envers l’autre. Rien. Un rictus, j’étais en train de lui adresser un rictus. Il pouvait en être fier …

« Et si je décidais de jeter mon dévolu sur toi, me rejetteras-tu ou serais-tu capable de t’engager dans une relation sans prendre en compte tes propres sentiments afin de faire plaisir à une inconnue qui peut te laisser tomber d’une seconde à l’autre … Vivre dans l’incertitude, n’est-ce pas désagréable et peut entraîner la parano ? »

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Kaimu Kokujin'

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MessageSujet: Re: Black Melody ~ Remains Of The Day [Suzuki Daichi PV]   Mar 18 Déc - 23:46


                  Oh happy day !
                  Oh happy day !
                  When Jesus washed,
                  Washed my sins away...

Devant une mer écarlate, bercés par les milles illusions de la vie, nul s'étend à croire pouvoir tout saisir. Moi-même, fort de ce don maudit, je ne prétend pas tout savoir, ni même comprendre la moitié des choses que les gens me font ressentir. Et cette dame à l'allure négligé par l'attention d'un cœur aimant, me mettait face à une dure réalité. Comment concevoir que les prochains événements de ma vie seront bercés par une foi choisit sur un coup de tête ? Comment accepter cette réalité et vivre avec pendant des années voir jusqu'à la mort ? L'orgue se joue de mes pensés et déclare haut et fort les versés solitaires menant à une vie à deux. Je souris. Une dame selon mon cœur disait que les paroles mielleuses rendent âcre toutes les plus belles gourmandises. Amen ?

« Et je pourrais te répondre,
mais comme l'ont dit d'autres avant moi :
Les voies du Seigneur sont impénétrables,
et lorsque le doute t’habite,
il suffit de lever les yeux
et apprécier le ciel qui recouvre ta tête. »

Le piano offrit une toute nouvelle ambiance à la balade qui commençait à s'éterniser. À mesure de notes, danseurs et musiciens se mirent d'accord pour rythmés au sol, les battements d'un cœur vibrant en harmonie. Tout est affaire de mesure. Car à vouloir aller plus vite que la musique, tout s'embrouille, et le souvenir de cette chanson n'est plus qu'un vague assemblage incohérent de note trop attendue. N'a-t-il jamais fallu seulement vivre la musique qui s'éveille de notre âme et la laisser s’exalter à la lueur des astres. Je laissais transparaître ma voix la plus grave sur le même ton que la basse qui scintillaient de quelques vibrations sourdes. Un « Oh Happy Day » souriant, les yeux fermés, pour rouvrir les yeux sur cette femme qui m'avait offert une intimité incroyable, m'enlevant cependant toute la beauté du cadeau avec quelques questions illusoires. Pourquoi toujours se poser cent milles questions lorsqu'une seule suffit ? Et si nos croyances divergent, je pense que la tentation est une vertu qui nous élèvent plus haut que les dieux eux-mêmes. Alors soit. Je me laissais tenter à cette envie soudaine de danser de manière plus rythmés, entraînant dans ma danse ma douce tentatrice.

« Ma vie devait-elle changer ce soir ?
Si oui est la réponse,
alors que la lune me pardonne de tromper sa chaleur en cette douce nuit,
mais les yeux de la Belle sont des flammes
qu'il me semble plus agréable à suivre.
Telle est ma réponse.»

Reviens la musique. Nul besoin de s'adonner à milles et unes hypothèses sur la causalité certaine de cette histoire. Rien n'est plus incertain que nous-même, et je me laissais bercer par ce sentiment que beaucoup recherche sans jamais le trouver : La Vie.

« Quant à notre homme,
Soleil et Lune se partage le ciel,
et le Soleil dans sa grande beauté,
attire toujours plus d'attention aux égards que la Lune,
pourtant,
c'est bien elle qui nous illumine à ses humeurs lorsque les vrais ténèbres nous assaillent. »

Un tour sur elle-même, et je l'attirais à nouveau vers moi, main sur la hanche, l'autre figeant sa main en son sein. Il n'y avait que nous, nos corps et pour moi, l'assurance de passer une bonne soirée. Peut-être étais-je trop utopique sur le moment, mais s'il est sûr que toutes les histoires d'amours finissent mal en générale, il est d'autant plus sûr que la vie comme la musique, se vivent en leurs cœurs, et non à l'oreille d'un écho lointain souvenirs d'un bonheur passé.

"Je donne mon âme à celui qui veut bien la prendre.
Alors oui je plonge et tangue au grès des vents.
Naître, souffrir et mourir pour finir dans les cendres.
Est-ce un crime d'être aussi insouciant ?..."
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Suzuki Daichi

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MessageSujet: Re: Black Melody ~ Remains Of The Day [Suzuki Daichi PV]   Mer 16 Jan - 20:40


« La fin d'une vie n'est rien à côté de la fin d'un amour. »


Hallelujah by Various Artists on Grooveshark


Illusions, mensonges, tromperies, hésitations, doutes, usurpations, trahisons, regrets … Nous avons déjà tous menti pour nos intérêts personnels avant de le regretter mais ces remords, nous le ressentons que pour avoir bonne conscience. Les mots « regret » et « compassion » n’ont uniquement été inventé dans le but de s’auto-défendre le jour où nous aurons besoin de trouver une excuse derrière nos gestes et cela fonctionne très bien car lorsqu’un congénère de la race humaine utilise cette stratégie, il va être plus clément … Pourquoi l’Homme ferait-il une telle chose ? Non, Pour dans le cas où lui aussi se fera prendre, il pourra implorer la même clémence et ainsi va le monde. On pardonne pour se faire pardonner. On aime pour se faire aimer. On donne mais pour recevoir en échange. Le voleur qui vole des bijoux puis qui se rend compte que, parmi tous, il y a cette bague de fiançailles magnifique, oui, la femme devait beaucoup y tenir mais ce n’est pas pour autant qu’il va la rendre alors … oui, il aura une petite pensée pour l’autre mais son égoïsme sera bien plus fort mais nous avons besoin de ces faux espoirs pour vivre car si nous ouvrions réellement les yeux sur le monde qui nous entoure, nous nous rendrions compte que la vie est vraiment remplie d’injustice et que Dieu n’existe, c’est une simple création de nos ancêtres pour essayer de nous faire croire qu’en se repentant, cela suffirait à nous faire pardonner de nos péchés … encore une fois pour se donner une bonne image, une bonne conscience. Et moi, je ne souhaite pas oublier. Je ne veux pas me mentir ni croire en une force supérieure. J’assume, les êtres humains sont immondes, je suis un être humain donc je suis immonde.

Dans ce monde où l’Homme détruit tout jusqu’à se détruire soi-même par curiosité ou tout simplement par impertinence, ce monde où l’Homme veut être le centre du monde et tout contrôler en allant même jusqu’à modifier des gènes d’ADN, contrôler la couleur des yeux des futurs enfants, faisant souffrir de pauvres animaux simplement pour faire du bénéfice sans jamais en avoir assez que ce soit en médecine ou dans les élevages, créer des guerres uniquement pour prendre le pouvoir sur d’autres hommes et assouvir son besoin primitif de supériorité, rejeter les êtres différents voir les supprimer car ils ne rentrent pas dans un moule préfabriqué. Oui, voilà le monde dans lequel nous vivons et nous devons soi-disant en profiter, rire autant que nous le pouvons, se faire des amis superficiels avec qui on est censé partager de bons moments le temps qu’ils y ont un intérêt comme combler la solitude jusqu’à ce qu’ils se trouvent mieux ailleurs. Je n’ai pas besoin de ce genre de relation, je n’ai pas besoin de ce monde et pourtant, j’y suis. Mes yeux vidés de toute expression depuis des mois comme si j’attendais de mes réveiller croisèrent une nouvelle fois les siens. Il sourit mais je me contentais d’imiter un rictus.

Depuis plusieurs minutes déjà, il essayait de me convaincre qu’il y avait un sens à mon existence ou du moins c’est ainsi que je le perçus mais j’avais un regard bien trop critique sur le monde pour me contenter simplement de regarder le ciel comme si j’étais naïve … comme si un ciel bleu pouvait suffire … On dit que les blessures du passé s’atténuent avec le temps mais pour ma part, le temps qui me sépare du bonheur est comparable à une clope quand tu l’allumes et qu’elle se consume au fil des minutes, que tu te tires dessus ou non, à la fin, elle s’éteint. Quant à moi, ce sont la haine, la tristesse qui me consument et me pourrissent de l’intérieure. C’est trop tard, j’ai déjà allumé la clope, je ne peux plus rien faire à part l’éteindre par moi-même mais ça ne fera qu’avancer ou retarder le temps. La musique prit fin sur cette dernière note avant de reprendre une nouvelle, plus rythmé pour réchauffer les cœurs. Moi qui pensais me rasseoir … Mon partenaire ne semblait pas décider à me relâcher de sitôt alors je dus m’adapter à cette nouvelle danse car, même si je continuais à danser l’ancienne chanson, cela ne le fera pas revenir … Je devais me résigner, le passé reste le passé et ne deviendra pas le futur. Je m’éloignais donc de mon partenaire d’un pas pour mieux apprécier sa danse tout en l’écoutant chante le refrain « Oh happy day » … quelle ironie.

Sa douce voix me fit prendre conscience qu’il était prêt à s’engager si telle était ma décision mais tout ceci n’était que des paroles, je ne m’emballais pas pour si peu … Un homme promet bien devant Dieu et tous ses proches qu’il protégera sa femme, l’aimera pour le meilleure comme pour le pire mais combien le font réellement ? Des séparations, des disputes, des divorces, des amants … Mais la subtilité avec laquelle il me répondait éveilla ma curiosité. Combien de temps pourrait-il tenir son engagement ? Un jour ? Deux … Peut-être même que je suis une psychopathe, une clocharde ou une meurtrière. Être trop imprudent, sous-estimer son interlocuteur était dangereux. Mon regard n’était pas comparable à des flemmes ardentes, pas même à une braise mais plutôt à un feu où il ne reste plus que des cendres.

Attentive à ses moindres mots, ses métaphores, je me laissais tenter en suivant sa danse, faisant un tour sur moi-même avant de me faire attirer vers lui, collant son corps contre le mien. Je relevais mon visage vers le sien, était-il en train de sous-entendre que même si je ne brillais pas, j’étais nécessaire, tout comme la lune et le soleil. Le soleil disparait mais la lune est toujours présente … Il avait raison mais sans le soleil, il n’y aurait pas de vie alors quelque fois la présence ne suffit pas, la lune ne pourra jamais remplacer le soleil.

« Ne soit pas aussi léger dans tes propos, cela pourrait se retourner contre toi ! Je pourrai me dire que tu accostes toutes les femmes de la même manière … Tu ne voudrais pas éveiller ma jalousie, n’est-ce pas ? Ce serait cruel que je te juge avant de te connaître … Mais … tu n’auras jamais la certitude que je ne pense pas du mal de toi. »

Avait-il déjà connu l’amour ? Ce sentiment qui rend dingue, qui nous fait penser à cette personne dès le réveil. Cet être qui prend tellement de place dans notre vie que l’on appelle sans raison, que l’on imagine plus une journée sans l’être aimé. Cet autre que soi mais dans qui on peut se reconnaître, s’identifier, sur qui on peut se reposer. Une de ses mains sur ma hanche, nous paraissions de plus en plus crédibles dans le rôle d’un couple amoureux mais tout n’était qu’un simple jeu d’illusion. Je rapprochais mon visage du sien, passant ma main droite sur sa joue droite du bout des doigts, comme si tout allait disparaître d’un instant à l’autre. Si seulement le temps pouvait se figer.

« Ne t’engages pas si simplement car tu pourrais en blesser plus d’une et qui sait, peut-être moi aussi. Ne te sacrifie pas par compassion, par sympathie ou par pitié car si tu n’es pas heureux alors celle qui t’aime ne le sera tout de même pas et tu ne feras que la rendre malheureuse. Il ne suffit pas d’une simple promesse ou d’un simple baiser Kaimu … »

Différente de par un physique remarquable, de longs cheveux blonds ondulés, des yeux bleus un peu bridés, un parfum fruité mais dans un la bouche un arrière-goût de rhum. Une nouvelle chanson débuta, douce et mélancolique : « Hallelujah ». Mes sentiments cachés, pouvaient-ils être transmissibles malgré les murs que j’avais bâti autour de moi ? Je plongeais mes yeux bleus azur dans lesquels n’importe qui aurait pu se perdre, se noyer dans l’océan … et toi, Kaimu, arriveras-tu à travers cette immensité ? À retrouver le rivage ? Je fermis les yeux quelques instants avant d’approcher mes lèvres des siennes. Je m’arrêtais à quelques centimètres de sa bouche, déposant finalement un simple baiser au coin de ses lèvres. Lui avais-je donné de faux espoirs ? Une illusion ?


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Black Melody ~ Remains Of The Day [Suzuki Daichi PV]
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