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 Une odeur : pv Miyako

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MessageSujet: Une odeur : pv Miyako   Lun 19 Nov - 11:54

Une Odeur


http://m.youtube.com/watch?v=De4MX7lLaio

Les vibrations régulières de l'aiguillle envahirent avec force sa main d'artiste, laissant ses doigts ivres de frémissements et de picotements. Les légers soubresauts du corps de sa cliente lui donnait sans contest l'état dans lequelle se trouvait la toile humaine. Que pouvait bien faire cette fille ici ? Les sourcils de la tatoueuse se froncent et ses traits d'ordinaire apaisés se retrouvent tendus par l'agacement, quatres heures, quatres longues heures uniquement consacrées au traçage et rien d'autres. Elle criait par moment, les veines de sa gorge se crispaient avec force alors que ses yeux s'arrimaient désespérément au plafond, mais jamais elle ne donnait signe de vouloir arrêter sa longue torture. Sa mini-jupe cachant à peine sa culotte de dentelle noire et son large décolleté suffirent à lui apprendre que Niha, faisait partie de ces filles qui trouvent qu'avoir un tatouage c'est classe, et qui s'en vanteront sans vergogne en disant qu'elles n'ont rien senti. Un soupir. Cette fois elle en a assez. La demoiselle, vêtue d'un simple t-shirt noir qui laisse apparaître son ventre plat et d'un jeans militaire, se leva subitement. Silver reposa son aiguille et ôta son masque ainsi que ses gants. Elle a horreur de perdre son temps sur des personnes qui n'apprécient pas l'art du tatouage et continuer à dessiner alors que ses muscles menacent de déraper à cause de son agacement, serait quelque peu idiot.

Quelques mots et son regard d'argent suffirent à faire partir la demoiselle qui lui adressa tout de même un regard reconnaissant. La porte claque. Un froissement. Une boîte s'ouvre. La radio s'allume. Un corps s'effondre assis dans le fautueil. Son visage se penche en arrière. Un briquet s'allume. Le crépitement du feu sur le papier. Inspiration. Sourire. Expiration. Exstase. Son joint la détend. Enfin. Elle ne sait quelle musique s'écoule du post de radio seuls des vibrations violentes et presque irrégulière viennent faire frémir ses tympans, indiquant qu'il doit s'agir de métal. Son esprit se meurt un peu plus à chaque inspiration, lui évitant de trop penser, trop réfléchir mais il y a tout de même un fait auquel elle ne peut échapper. Son ventre se tord et se crispe. La faim est là. Un souffle empreint d'une acre fumée blanche s'échappa de ses lèvres alors qu'elle se redressa péniblement de son siège. Baskets blanche aux pieds. Ses lunettes rectangulaires noire sur le nez. Elle attrape sa veste en cuire et l'enfile avant de quitter son cocon de calme et de plaisir.

La clef se tourne dans la serrure et son front s'appuie contre le bois froid de la porte. Ses paupières s'abaisse sur son regard d'argent. Elle a peur, son coeur s'emballe et revêt son manteau d'angoisse et d'agacement. Il va falloir affronter cette ville, il va falloir supporter la migraine qui l'envahira et il va falloir rester debout malgré les coups de massue du monde. Inspiration. Expiration. Elle passa nerveusement sa main dans sa chevelure de feu. On y va Kio. Elle déambule, glissant entre les gens comme une anguille au milieu des rochers, son regard fixé droit devant elle, Silver tente de ne pas lire sur leurs lèvres, de ne pas analyser leurs mimiques et leurs regards fascinés par la couleur de ses iris, elle tente en vain de fermer ses oreilles à toute vibration, à toute onde qui essaie avec acharnement de lui transmettre des informations du monde extérieur. Ses sourcils se froncent tandis qu'elle cherche un restaurant qui ne soit pas trop bondé et rapidement la migraine pointe le bout de son nez, la forçant à lever sa main jusqu'à son front, croyant que la fraîcheur de ses doigts délicats appaisera la douleur.

Rien n'y fait, elle accélère le pas. Cette porte, elle doit la franchir. D'un geste sec elle fait voler la porte vitrée sous les regards surpris des quelques clients présents, avant d'appuyer ses mains sur ses genoux tout en se penchant en avant, fermant les yeux. Respire Kio. Il n'y a que 5 personnes en ce lieu, c'est gérable. Quelques secondes s'écoulent sans qu'elle n'émette le moindre mouvement puis la tatoueuse décida de se relever et de choisir une table où s'asseoir pour enfin se nourrir. Défilant entre les tables, son bras enrobé dans sa manche de cuir, effleura l'épaule d'une jeune femme en déplaçant une mèche de cheveux, ce simple mouvement suffit à faire remonter une senteur sucrée et acre à la fois qui vient enrober son odorat. Un odeur porteuse de touches fruitées, de polution de la ville et également une impression d'autorité. Etrange. Mais sa migraine palpite encore dans son crâne, la brisant dans son analyse alors qu'elle s'assit à une table au fond de la salle, ôtant sa veste en laissant ainsi son tatouage se dévoiler. Un serveur arrive, elle commande. Les perles d'argent de Silver pivotèrent alors lentement pour se poser quelques instants sur les fenêtres du restaurant pour s'en détourner rapidement. Ce fourmiement extérieur lui fera perdre la tête. Ce qu'ignore cette chère Kio, d'habitude si observatrice, c'est que l'odeur qu'elle eut sentie ne fut pas celle de n'importe qui..
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Miyako Watanabe

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Date d'inscription : 06/10/2012

MessageSujet: Re: Une odeur : pv Miyako   Ven 30 Nov - 21:23



Go


Ce qui devait arriver arriva, j'avais déposé ma démission de ce boulot de merde qui m'avait occupé un tant soit peu l'esprit pendant que le Nightmare dormait. Me revoilà sans emploi, comme une adolescente séchant un cour, j'errai dans la ville. Eh quoi, qu'est-ce que j'allais bien faire maintenant ? Il n'y avait vraisemblablement qu'une seule chose à savoir, j'avais mes trecks aux pieds, ça ne me paraissait même pas bizarre de me moquer de ne rien avoir à manger, et de me retrouver possiblement à la rue dans le mois à venir. Après tout, les ténèbres ne font pas qu'habiter, ils se font posséder et nous creuse un lit tellement noir de douceur que l'on peut s'en contenter des années durant.

Mais est ce que ce n'était qu'un boulot misérable …Non. Et je serai de loin la plus sotte qu'il soit si je tentais seulement de m'en convaincre. C'était devenu mon seul dt unique lien avec les civils, les mortels. A présent je n'allais avoir pour seule compagne la déchéance dans laquelle l'ombre se plonge et dans laquelle elle m'attire avec elle. Alors pourquoi gâcher les derniers temps ou ma raison sera intacte a servir des cafés ? Ce serait pire qu'idiot, autant profiter de la beauté et de l’adrénaline que la chute m'apportera.

Je poussai donc la porte de chez moi, décidée et motivée a briser d'une manière définitive mes ailes en même temps que je pourfendrais mes murs. Après tout, il n'y a que ceux qui n'ont jamais connu les ténèbres qui en ont si peur. Mais lorsque ce sont eux qui nous accueillent et nous chérissent, pourquoi craindre de dormir aux creux de ses bras ? Une fois arrivée dans ma chambre, j’ôtais mes vêtements, uns à uns, les morceau de tissus couvrirent le sol.

Nue, je restai debout un instant, frôlant ma peau de mes mains, faisant glisser mes doigts sur les divers cicatrices que le Nightmare avait posé sur moi. Les chérissant, les caressant. Comme une droguée regarde les marques de piqûres. Entendant sa tête hurler à la destruction, écoutant son corps a qui ça faisant paradoxalement tellement de bien. Ma main droite passa sur mon épaule, puis couvris mon omoplate où régnait la tête de ma plus grande cicatrice. Le goût fut cette fois beaucoup plus amère. Je n'avais pas réussi à chasser le souvenir de la douleur que je ressenti cette nuit là. Mes yeux se baissèrent vers le sol, comme pour laisser couler ces larmes qui commençaient à se noyer dans l’océan qu'elle avaient commencé à créer en moi. Mais ils se posèrent sur mes trecks, laissés à mes pieds après m'être dévêtue. Comment des larmes pourraient-elles couler lorsque sur de telles merveilles mon regard est posé ?

Je me laissai tomber sur mon lit. Nue. Libre.

Que tu crois...

Je fixai alors une énorme marque noire sur mon plafond. Une marque qui se décuplait sur chaque pans de murs, comme un corps d'adolescente décoré de plaies aussi profondes les unes que les autres. Scarification. Ce mur était comme mon corps, représentatif de mon esprit.Comme la cage de bois d'un lion, couvert de coup de griffes balancés avec rage. Qu'étais-je devenue, ce n'était pourtant pas ça être rideuse, si ? Qui allait répondre à mes questions. Peut être était-ce la destinée des fangs rideurs, se détruire eux-mêmes. Mon ventre émis alors un bruit auquel je m'étais familiarisé depuis quelques mois. La faim. Je ris alors en pensant à ma récente démission, au fait que le patron avait refusé de me donner ma paye, et que mon frigo était totalement vide.

Je me levai alors, allant ouvrir le porte monnaie que je m'étais plu à surnommer « l'issue de secours ». Mes pourboires, qu'on ne me demande pas comment on a pu avoir envie de m'en laisser, mais il n’empêche que ça allait me permettre de manger ce soir. Je sorti deux billets, et rangeai mon porte monnaie de fortune dans un tiroir.

Comme pour une nouvelle journée, j'ouvrai ma penderie. Short en jean, pull fin tombant sur mes cuisses, trecks. Après avoir rassembler dans mes poches l'argent et des clopes, je sortais comme si le soleil venait de s'élever. Les cheveux attachés par un foulard, cheveux et tissu se mêlaient dans un chignon improvisé, je me lançais.

Les habitants de mon quartier étaient habitués à me voir sortir en trombe, ils savaient donc qu'ils pouvaient marcher en paix, que jamais je ne les percuterais. Je savais pertinemment ou aller, mon boulot ne m'avait pas apporté qu’emmerde et détestation, mais aussi un peu de contact ici et là, je me dirigeai a Ikebukuro ou se trouvait le restaurant d'une de mes connaissances, avec un peu de chance, j'allais avoir une belle réduction.


Miya ! Comme ça me fait plaisir de te voir ! Une étreinte, un contact. Souri, aller, essaie. Mais...t'es pas au boulot ?
J'me suis tirée, ras le cul de servir des cons. Clin d’œil, sauver les apparences. Une personne ?
Rire.
Vas donc là bas, tu sera un peu éloignée des gens. Elle pointait mes ailes. Et fais pas trop de bruit, tu veux ?
Sourire. J'allais m’asseoir.

Elle me rappela. Je me retourne alors, croisant une jeune femme aux cheveux rouge qui avait peine à marcher. Des lèvres à mon oreilles « Ne parles pas de la réduction au boss, ok ? ». Je souris alors, aujourd'hui c'est jour de fête.

Je me retournai alors vers ma table, arrêt sur image. Un serveur était devant, quelqu'un y était assis. Putain. Après que le serveur quitta la table, je pu découvrir le visage de la personne qui m'avait volé ma tranquillité en prenant la table la plus éloignée de la foule. Je reconnu celle qui était passé près de moi, chancelante. Mon manque d'état d’âme, voilà ce qui devais être entrain de me tuer. Je m’avançais alors vers la jeune femme, la table à laquelle elle était assise était un assemblage de deux tables de deux personnes. Je m’avançais alors, jusqu'à ce que mes cuisses touchent le bois de la table.

Je m'emparais des deux assiettes sur la table vide. Les empilais. Entassais les couverts dedans. Croisant les deux verres à pied à l’intérieur. Sel. Poivre. Panière de pain. Tout cela dans une main, le boulot que je venais de quitter aidant, je pris le morceau de nappe qui recouvrait les deux tables, et le retirai de la table que je venais de desservir. Reposais les assiettes dessus, et tirai la table a deux mètres de la sienne. J'embarquai ma chaise, et m’essayai. Je ne l'avais pas regardé, sachant pertinemment le regard que j'allais lui offrir, et sentant une certaine faiblesse émaner d'elle, je contenais l'ombre. Et sa haine des autres.



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